Accueil
Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Contributions (17)
· Interviews (15)

Rechercher
Derniers commentaires

baba aidara : journaliste corrompu et mediocre . baba aidara.vous appelez ce type journaliste.c’ est le plus...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 13.10.2009

ce n'est pas faux, mais je crois que la rti a essayée de ne pas contribuer à l'explosion d'un scandale au nive...
(Voir la suite)
Par Akwa Bahi, le 08.10.2009

bonjour attenti on ils reviennent en force j ai recu le mail de gain par le jeu microsoft fondation bill gate...
(Voir la suite)
Par debaecke, le 07.10.2009

casting ! documentaire tf6 pour une série de docu -réalité sur , nous cherchons des jeunes entre 15 et 26 an...
(Voir la suite)
Par marie, le 11.09.2009

je suis tout à fait pour ce genre de protèction félicitation pour cette détermination...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 06.09.2009

merci le commentaire ma beaucoup servi pour mes recherches....
(Voir la suite)
Par chico, le 03.09.2009

je suis navre de lire de tels ecrits mais ...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 24.08.2009

ben si vous faite anarqué c'est pasque vous etre aussi des hommes pas intelligents comment quel qu'un que vous...
(Voir la suite)
Par poille, le 24.08.2009

je suis d'accord avec ce commentaire car de toute façon nous n'avons tous le choix de faire revenir la reine p...
(Voir la suite)
Par kouassi Aurélien, le 22.08.2009

a priori je suis républicaine et tournée vers les institutions modernes mais aujourd'hui, les démocraties occi...
(Voir la suite)
Par Michèle+Save+Ouatt, le 12.08.2009

Articles les plus lus

· Vol et arnaque sur Internet : un réseau opère à partir d'Abidjan
· L'histoire d'Abla Pokou a été tronquée
· Au coeur de la communauté rasta d'Abidjan
· La Renaissance Panafricaine
· « La drépanocytose est un enfer »

· Prostitution à ciel ouvert à Abidjan : Florissante et inquiétante
· « Ma musique est un message d'Amour de Jah »
· « Le code Noir est le texte le plus monstrueux que l’histoire ait jamais produit ».
· Étudiantes le jour, prostituées la nuit
· Alpha Blondy : La confusion idéologique
· "La francophonie n'est pas notre identité"
· Le photographe sculpte et peint
· De la misère de nos comportements
· La Succession du Président Félix Houphouet Boigny
· « L’écriture est un remède contre l’oubli »

Voir plus
 

Statistiques

Date de création : 09.07.2007
Dernière mise à jour : 27.10.2009
176 articles


Blogs et sites préférés

· le blog d'edgar yapo


28 ans déjà : Bob Marley forever !

Publié le 08/05/2009 à 12:00 par sergegrah
28 ans déjà : Bob Marley forever !
Bob Marley, the king

Superstar du Reggae et prophète rasta, Bob Marley reste une des principales icônes du monde contemporain. Disparu prématurément en 1981, il a transformé un style issu de la musique populaire jamaïcaine en un mouvement majeur. Phénomène plutôt rare, Bob Marley est à la fois adulé du grand public, qui découvrit le reggae avec lui, et des connaisseurs les plus exigeants. Retour sur la vie et l’œuvre du Duppy conqueror.

Robert Nesta Marley naît le 6 février 1945 à St-Ann, dans la paroisse de Nine Miles. Fils d'un capitaine blanc de la marine parti une fois son forfait commis et d'une paysanne jamaïcaine noire, il découvre la difficulté d’être métisse, pris entre deux mondes qui s’ignorent. Adolescent, il quitte la campagne pour Kingston, comme beaucoup de jamaïcains que la misère poussent vers les villes. Pourtant, le travail y est rare et Bob vit à Trenchtown, sordide ghetto où se concentrent la pauvreté, le crime et la crasse, dans une promiscuité bien peu poétique au premier abord. Là, il rencontre Bunny Livingston, puis Peter Mackintosh, comme lui passionnés de musique. Peter joue un peu de guitare et les trois amis chantent les tubes de Rythm'n'Blues entendus sur les radios de Miami.

Bob Marley enregistra son premier morceau, Judge not, à 16 ans, en 1961. Une industrie musicale commençait à se développer à Kingston, de façon désordonnée. Le taux de chômage était alors de 35 %. Il venait de laisser tomber son job de soudeur. Judge Not passe inaperçu mais Bob persiste. En 1964, il forme les Wailing Wailers avec Peter Tosh et Bunny Wailer. Bientôt, ils signent un contrat avec le Studio One, le label de Clement "Coxsone" Dodd. Leur premier titre, Simmer Down, sera le tube de 1961 en Jamaïque. Devenus les Wailers, ils travaillent avec Leslie Kong, puis avec Lee « Scratch » Perry. A chaque fois la collaboration est fructueuse sur le plan artistique mais décevante sur le plan financier.

En Jamaïque, les droits d’auteurs ne signifient pas grand chose, et même les chanteurs à succès ne parviennent pas, alors, à vivre de leur production. Les Wailers ne perçoivent que très peu d'argent tout en étant de grandes vedettes locales. Cheveux courts, costumes chics, les Wailers jouent du ska et du Rock Steady. La compétition, alors, est rude. Pour beaucoup de jeunes du ghetto, la musique constitue un espoir de sortir de la misère. En 1971, la chanson Trenchtown Rock cartonne dans toute l'île.

Jusqu’en 66, d’ailleurs, la musique de Bob Marley reposait encore pour une très large part sur cette glorification du style de vie urbain des voyous jamaïcains. De Rude boy à Steppin’ razor, l’hymne des caïds de Kingston chanté par Peter Tosh, en passant par Rule them ruddy ou I’m the toughest (aussi chanté par Peter, et repris par une foultitude d’artistes, dont Johnny Clarke et I-Roy), le jeune Marley assumait le style ‘rocker’ pour épater la galerie. Il faut attendre sa rencontre avec Mortimo Planno, figure tutélaire du mouvement rasta à Kingston, pour que Bob se laisse pousser les dreads et laisse tomber les bracelets cloutés. Peu après, Vernon Carrington – « Gad the prophet » pour les Rastas et fondateur de l’Eglise des 12 tribus d’Israël – poursuivit l’éducation spirituelle de Bob Marley, bien que la star se défendra plus tard d’avoir eu besoin de quiconque pour trouver sa voie (c’est bien naturel) : « You have to look inside yourself to see rasta. Every Black is a rasta, dem only have to look inside themselves. No one had to tell me. Jah told me himself. I and I look inside I self and I saw Jah Rastafari”.

Gad révéla donc à Bob le secret des 12 tribus d’Israël, selon lequel chaque personne appartient à une de ces tribus en fonction de son mois de naissance. Pour Bob, c’est clair, il est né en février, donc il appartient à la tribu de Joseph. D’ailleurs, dans Redemption song, Bob se présente comme la réincarnation de Joseph, fils de Jacob : « but my hand was strenghtened by the hand of the almighty ».

A la fin des années 60, les Wailers devinrent le premier groupe jamaïcain à faire de la philosophie et des rythmes rasta le fondement de leur musique. Les Wailers venaient d’accomplir un chemin musical et spirituel d’envergure, donnant naissance à un mouvement culturel original et réorientant l'évolution du reggae comme aucun autre artiste auparavant. Depuis un titre comme Simmer down, (1964, morceau écrit par Bob Marley et enregistré au Studio One) où le jeune Bob Marley s’époumone sur un beat très ska avec un chorus reprenant le refrain, le groupe a imprimé une marque indélébile à cette musique. « I and I are of the house of David. Our home is Timbuktu, Ethiopia, Africa, where we enjoyed a rich civilization long before the coming of the Europeans. Marcus Garvey said that a people without knowledge of their past is like a tree without roots”.

La plupart des stars du reggae adoptèrent l’idéologie rasta et, en retour, le reggae devint le principal vecteur d’expression de la culture rasta et de ses revendications. Des chanteurs comme Marley étaient des révolutionnaires (revolutionnary workers) et représentaient tous les pauvres de Kingston.

“Them belly full but we hungry/ A hungry mob is an angry mob/ A rain a fall but the dirt is tough/ A pot a cook but the food no’ nough". Par ces mots simples chantés avec une voix squelettique, Marley diffusait au sein du peuple jamaïcain des éléments d’une conscience politique. Il s’en prit au système raciste (skinocratic system) de la Jamaïque, qui plaçait les blancs en haut de l’échelle sociale, les mulâtres au milieu et les noirs en bas. Dans Crazy baldhead, il chante : “Didn’t my people before me/ Slave for this country/ Now you look me with a scorn/ Then you eat up all my corn”.

En 1967, Marley cessa d’enregistrer, quitta Kingston et retourna dans son village natal de St. Ann mountain. Dans ces collines, il conclut son engagement envers Jah Rastafari, donnant une inclinaison définitive à sa vie, à sa musique et au mouvement rasta lui-même. Pendant un an, Bob adopta le style de vie rasta. Lorsqu’il revint à Kingston à la fin de 68, il s’engagea dans le combat musical grâce auquel il demeure célèbre aujourd’hui encore. Ironie du sort, Marley s’était isolé au moment où le monde changeait, où la jeunesse exprimait son ras-le-bol et son désir de nouveauté, comme si cet isolement avait été nécessaire, au milieu de la fureur, pour venir proposer aux masses occidentales une nouvelle spiritualité.

Les premières chansons à connotation religieuse de Bob Marley parurent en 1968. Il s’agit de « Selassie I is the temple », « Duppy conqueror », « Small axe » et « Trench town rock ». Pour Marley comme pour de nombreux rastas, les noirs sont une tribu perdue d’Israël. Ils se considèrent comme les véritables Hébreux et tiennent les occupants actuels d’Israël pour des imposteurs. Bien que certains Rasta extrémistes (secte Nyabinghi) considèrent qu’il faut tuer l’oppresseur blanc, tous les Rasta refusent de porter les armes. Comme l’explique Bongo-U, un guérisseur Rasta de Montego Bay : « La violence est laissée à Jah. Seul Dieu a le droit de détruire ». Les Rasta croient à la force spirituelle et au pouvoir des éléments : le tremblement de terre, le tonnerre, l’éclair. Selon le précepte biblique, les Rasta s’interdisent de manger lorsque d’autres meurent de faim. Ils vivent en communauté, partageant leurs biens et s’échangeant des services.

Au milieu des années 60, lorsque la violence connut de nouvelles flambées dans les ghettos de Kingston Ouest, la police et le gouvernement s’en prirent aux Rasta, brûlant leurs maisons et les arrêtant. Lors de cette répression, les forces de police détruisirent le quartier de Black o’ wall, un bidonville où vivaient de nombreux Rasta. Dans la panique, beaucoup de femmes, d’enfants et d’hommes furent mortellement blessés. Cet épisode inspira un grand nombre de reggaemen, dans leur combat contre l’oppression, contre l’injustice et contre Babylone.

Naturellement, la répression dont a été victime le mouvement Rasta, loin de l’affaiblir, renforça sa popularité. Les Rasta devinrent plus nombreux tandis que leur style imprégnait désormais toute la société jamaïcaine. A l’écart des villes, les Rastas orthodoxes encourageaient les jeunes à développer des communautés à la campagne, loin du « shitstem » (= système de merde). Cet appel à déserter Babylone se traduisit par une profusion artistique, les peintres, les sculpteurs sur bois et tous les autres Rastas doués d’un quelconque talent se mettant à transformer de nombreux endroits de l’île – à commencer par Kingston – en un lieu d’exposition et de méditation autour d’objets et de compositions de toutes sortes. Ce dynamisme culturel attire aujourd’hui un grand nombre de touristes sur l’île. Néanmoins, le principal impact de ce mouvement concerne le reggae, vers lequel affluèrent la plupart des jeunes désœuvrés, auparavant engagés dans des bandes et cherchant désormais à gagner leur vie et à développer leur talent dans la musique. Un type comme Dillinger est représentatif de cette mouvance des « rude boys » transformés en reggaeman.

En 1972, quelques mois après les élections, le Premier Ministre Hugh Shearer, leader du Jamaican Labour Party, décide d’interdire la diffusion des chansons rasta à la radio. Ces efforts furent vains. Le reggae était déjà partout dans l’île, un marché noir très animé s’étant même développé pendant cette période de censure... Le Jamaican Labour Party défait, Michael Manley, leader du People’s National Party, devenait Premier Ministre. Bien que Marley se défendait de faire de la politique (« Me no sing politics, me sing bout freedom »), il devint de facto une force électorale avec laquelle il fallait compter. Les deux camps eurent l’occasion de le récupérer (en le citant) ou de le poursuivre en justice. Comme les Rastas sont en contact direct avec Dieu – ils lisent au moins un chapitre de la Bible chaque jour – ils n’ont pas besoin d’intermédiaires. De là le rejet de tous les systèmes, qu’ils soient politiques, commerciaux ou administratifs. De même, le mouvement ne peut pas avoir de clergé ni de leader.




Ecrire un commentaire

Votre commentaire : Obligatoire
Votre nom :
Votre adresse email :
(Non publiée)
Votre centerblog : http://.centerblog.net
 




DERNIERS ARTICLES :
Côte d’Ivoire - West African Crossroads : Plongeon dans le passé
En deux CDs et 33 chansons, Côte d’Ivoire - West African Crossroads, ce nouveau volet de la série African Pearls consacré à la Côte d’Ivoire revient sur une période marqu
A la Côte d’Ivoire et à l’Afrique qui croient en DEMAIN
Lettre de Honorat Dé Yédagne AFRIQUE COMPETENCES, le premier magazine panafricain de l’intelligence s’internationalise. Après deux éditions exclusivement vendues
Sarkozy père et fils, un sain esprit pour l’Afrique ?
Jean Sarkozy Quand les fils à papa du continent reçoivent le pouvoir sur un plateau La tendance est à la dynastie politique, craignent les médias français face
Louis Sarkozy, 12 ans, doit-il être nommé ambassadeur
Selon vous, Louis Sarkozy, 12 ans, doit-il être nommé ambassadeur de France aux Etats-Unis ? Ou président de France Télévisions (il regarde souvent la télé) ? Ou ministre
"Une saison au purgatoire" : des poèmes accomplis
Les poèmes de Serge GRAH sont accomplis : ils se font « chant, parole et musique en même temps », comme dirait Senghor. Ils se donnent comme témoignage et arme de combat,

forum