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LE BLOG DE SERGE GRAH POUR QUE L'AFRIQUE NE DORME PLUS JAMAIS !
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09.07.2007
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Ne cautionnons pas la guerre

Ne cautionnons pas la guerre

Publié le 14/08/2007 à 12:00 par sergegrah
Interview Zreik


Docteur Zreik, vous avez reçu le Grand prix littéraire Bernard Dadié 2002 avec « La rose des vents », votre premier roman. Quel souvenir vous reste-t-il de ce moment-là ?
Il faut avouer que j’en garde un très grand souvenir. C’est un grand moment de ma vie, ces moments intenses qu’on ne peut oublier. J’ai été heureux de recevoir le prix Bernard Dadié. Pour un grand amoureux du livre, de la lecture et de l’écriture, cela ne peut être qu’un très grand bonheur.

On voit très bien que le sens de l’écriture vous habite. Mais à quand remonte ce besoin d’écrire et comment le justifiez-vous ?
Le besoin de lire m’a toujours accompagné. Et cela, depuis ma plus tendre enfance. J’ai toujours aimé les livres. Dès que j’ai un petit moment, je rentre dans un livre. Par la suite le besoin d’écrire est apparu. Assez tôt, j’avais décidé d’écrire un roman, mais mes études médicales ne m’ont pas permis de me consacrer à ce projet. Car, ces études demandent beaucoup de temps, beaucoup de patience. Ce n’est que ces dernières années, en me libérant un peu de ma profession médicale, que j’ai recommencé à écrire. Je travaille actuellement sur mon deuxième roman. Il est quasiment terminé.

Vous êtes médecin, vous faîtes une incursion dans l’écriture. C’est une volonté de vouloir soigner les âmes par la littérature ?
J’aime le livre par nature. Je suis devenu médecin par profession. Je suis un médecin qui aime lire et écrire. J’aime ma profession médicale, elle me permet de rester dans l’humanisme et de, comme vous le dîtes si bien, soigner le corps et parfois l’âme des gens. La littérature aussi peut aider à apaiser les âmes.

Pour vous, Docteur, qu’est-ce qu’un grand écrivain ?
C’est difficile pour moi de répondre à cette question. Je ne suis pas un professionnel des lettres. Mais toutefois, je peux dire qu’un grand écrivain, c’est sûrement quelqu’un qui a su exprimer d’une manière exceptionnelle toutes les choses simples qu’il a ressenties au cours de sa vie.

En tant qu’écrivain aujourd’hui, de quelle mission vous sentez-vous investi ?
Je crois que les intellectuels ont un grand rôle à jouer dans notre monde. Celui de rappeler aux hommes qu’actuellement l’aventure humaine est en pleine dérive. C’est vrai que nous avons l’impression de prêcher dans le désert, mais nous devons continuer. C’est une bataille que nous ne devons jamais qualifier de perdue d’avance. Il faut continuer à se battre. Et, dans cette épreuve très violente, où on ne sait plus, dans quel sens part le monde, l’intellectuel a un devoir de conscience.

Docteur Zreik, dans « La rose des vents », vous abordez entre autres thème celui de l’unité qui, du fait de la crise, est aujourd’hui d’actualité. Quelle lecture faites-vous alors du processus de réconciliation nationale engagée ?
Il faut le dire : il n’y a rien qui soit durable en dehors de l’unité. Et cela part de la cellule familiale, du village, de la région jusqu’au pays. L’humanité a évolué quand elle a commencé à s’organiser en petit noyaux, en groupes familiaux, en village, en ville puis en pays. Et l’homme est passé de la préhistoire à l’histoire par cette union progressive. Je crois que l’unité est un élément essentiel. Malheureusement beaucoup de gens n’ont pas encore compris le sens de la primauté de ce mot et cherchent à travers leurs petites querelles personnelles à diviser. La réconciliation est une obligation. Beaucoup de pays se battent pendant des dizaines d’années et immanquablement reviennent un jour à s’unir de nouveau pour repartir en avant. C’est donc un processus obligatoire. Il faut absolument se réconcilier pour que la grande Côte d’Ivoire revienne… Les Ivoiriens ont donné au monde une leçon d’amour pendant plusieurs décennies. Aujourd’hui, ils vivent une grave crise, mais je suis certain que les Ivoiriens sauront redonner au monde, encore une fois, une autre leçon d’amour.

Vous parlez également dans votre livre sus-indiqué de « la grande et fantaisiste liberté accordée aux hommes… leur liberté nous menace… », dîtes-vous. Voulez-vous dire, Docteur, que trop de libertés peuvent être à l’origine de crises conflictuelles ?
Cette phrase de « La rose des vents », est extraite de l’un des discours du responsable de « l’Ordre ». Cette personne pense qu’il faille absolument régenter les hommes en limitant leur liberté, pour que la société soit plus harmonieuse. Ce qui suppose vouloir imposer la même pensée à tous les hommes et de faire fi des particularités de chaque groupe humain, de chaque société, de chaque pays. J’ai voulu attirer l’attention sur ces idées-là, car elles ne sont pas réalisables. On ne peut pas résumer, simplifier les problèmes humains en quelques lignes bien simplistes. Comme il se passe actuellement : on cherche a résumer notre époque en une bataille contre le terrorisme, et on ne cesse de classer et reclasser l’humanité en pays terroristes et pays non terroristes. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Qui est terroriste, qui n’est pas terroriste ?… sur quelle base est fait ce classement. Peut-on simplifier autant les drames humains et ne pas chercher leurs causes, leurs origines ? Les intellectuels ne doivent pas cautionner cette logique guerrière. Notre rôle est d’appeler à la raison, comme les hommes de religion. Nous devons chercher à identifier les problèmes et à les régler par le dialogue, dans le respect de chacun. Car, il n’y a de paix que dans le respect de tout être vivant. Une semblant de paix basée sur l’injustice et l’oppression n’est pas durable.

Pourquoi, selon vous, les forces du mal, de la destruction sont-elles toujours plus dynamiques ? D’où vient la défaite de l’amour, de la paix ?
L’entrave, selon moi, est que les gens pacifiques n’aiment pas s’organiser en groupes de pression. Ils vivent leur vie paisiblement sans embêter leurs voisins. Ils sont là à faire du bien et peu soucieux de s’organiser en structures, ou partis politiques. Par contre, les gens qui ont des buts bien précis, ceux que vous appelez « les forces du mal », s’organisent d’une façon méthodique. Ils se regroupent en prêchant des idéaux de dominations, ils divisent les hommes en s’adressant à leurs plus bas sentiments et aboutissent toujours, dans leur course vers le pouvoir, à la destruction d’un passé harmonieux. Leur objectif, est d’instaurer un ordre à leur solde. Heureusement pour l’humanité, il y a toujours eu des sursauts qui, malgré le temps que ça prend quelquefois, ramènent les divers groupes humains à la paix et à l’unité.

Que faut-il alors pour que les forces de la paix s’organisent et se réveillent enfin de leur profonde inertie ?
Actuellement, la violence quotidienne a conduit à de multiples extrémismes. Un extrémisme ne peut justifier l’oubli de la loi et le recours à un autre extrémisme. Ces extrémismes n’apporteront pas de solution aux crises qui secouent actuellement le monde. Et c’est là que les ONG et autres associations qui luttent pour la paix et l’unité, doivent s’interposer. Elles peuvent ramener tous les extrémismes à la raison… Ce qui est merveilleux dans l’histoire de l’humanité c’est qu’après tant d’errements, la raison finie toujours par triompher de la violence…

En quoi « La rose des vents », au-delà de l’histoire elle-même, est-elle opératoire aujourd’hui ?
« La rose des vents », c’est ma vision du monde, ma vision de ces quarante années que j’ai vécues. Cette période d’espoir dans les années 50-60, qui a commencé a basculer dans les années 80. Et, nous voilà dans un autre cycle. « La rose des vents » décrit ce que j’ai ressenti, comment ces changements ont commencé et comment nous en sommes arrivés là. Mon roman raconte le chemin fataliste de nos sociétés, mais révèle également un message d’espoir, qui a toujours permis de dépasser ces périodes difficiles.

Docteur Zreik, votre première œuvre a été primée. Ce doit être une bien difficile situation qui est la votre, tout le monde vous attend. Vous n’avez plus droit à l’erreur. N’est-ce pas ?
J’ai plusieurs fois entendu cette réflexion. Je crois que je vais faire ce que j’ai envie de faire (rires) et je vais écrire ce que j’ai envie d’écrire. « La rose des vents » est issue de cette logique : j’ai écris ce que j’avais envie de dire, ce que j’ai ressenti, le livre a été apprécié, et c’est tant mieux. Pour la deuxième œuvre qui est presque terminée, je poursuis le même cheminement. Si elle plaît, je serais encore plus heureux, mais si elle déçoit, j’aimerais qu’on ne m’en veuille pas. J’écrirai toujours pour exprimer simplement mes plus profondes émotions et pensées.

De quoi sera-t-il question dans cette deuxième œuvre ?
Il sera question d’amour cette fois-ci. Dans mon premier livre, j’ai parlé de la vie, dans le second intitulé « A la poursuite d’Aurore », j’essaie de pousser ma réflexion sur l’amour. C’est l’histoire d’une rencontre, entre Aurore, une jeune fille et Jonathan, un jeune homme idéaliste qui a été élevé dans un milieu humaniste. Cette rencontre symbolise pour lui l’amour idéal, et malheureusement, comme toujours, tout finit dans la désillusion ; mais, Jonathan est un obstiné et il continue dans sa tête à vouloir vivre cet amour-là.

C’est votre conception de l’amour ? Vous croyez en l’amour parfait, idéal ?
C’est ma conception de l’amour. Notre idéal confronte toujours la réalité et abouti toujours à la déception. Or, on ne doit pas se résigner, on doit continuer dans sa tête à se battre pour son idéal. Jonathan, le héros du l’œuvre, a été « brûlé » par son amour pour Aurore, mais, poursuit sa quête de l’amour parfait, de l’amour idéal, qui est enfin en chacun de nous. Qu’on croit ou pas en l’amour, il nous arrive contre toute attente d’éprouver des sentiments ou d’aimer passionnément un être et que celui-ci ne sache pas ou ne veuille nous rendre cet amour. Et là, se pose une question fondamentale : faut-il garder intacte le souvenir de la personne aimée ou chercher à le détruire. A mon avis, il faut protéger se souvenir, se dire qu’on a rencontré l’être qui vous a fait goûter l’extraordinaire force de l’amour, mais que cet être ne vous appartient pas.

Propos recueillis par Serge Grah


:: Les commentaires des internautes ::

1s le 14/08/2007
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Anonyme le 13/11/2018
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