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LE BLOG DE SERGE GRAH POUR QUE L'AFRIQUE NE DORME PLUS JAMAIS !
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09.07.2007
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Serge Bilé (Journaliste-écrivain) : « Je ne suis pas un écrivain à polémique »

Serge Bilé (Journaliste-écrivain) : « Je ne suis pas un écrivain à polémique »

Publié le 18/11/2008 à 12:00 par sergegrah
Serge Bilé (Journaliste-écrivain) : « Je ne suis pas un écrivain à polémique »
Journaliste et écrivain, Serge Bilé, est « obsédé » par la vérité historique de tout ce qui touche aux Noirs. « Quand les Noirs avaient des esclaves blancs », « La légende du sexe surdimensionné des Noirs » et « Noirs dans les camps Nazis » sont, entre autres, les ouvrages par lesquels il s’emploie à redonner à l’Afrique la place qui lui revient dans l’histoire de l’humanité. De passage à Abidjan le 7 novembre dernier, nous l’avons rencontré. Entretien.


Serge Bilé, vous devez être un homme très heureux, après la brillante victoire de Barack Obama, vous qui avez fait de la question noire votre cheval de bataille…

Comme tout le monde, j’ai été très touché et très heureux… Et je pense que mon sentiment n’a rien d’exceptionnel à l’égard de la ferveur que j’ai dû ressentir et que j’ai vu chez tout le monde. Aussi bien ici en Côte d’Ivoire que partout dans le monde. Obama est un espoir et un symbole. Il faut souhaiter maintenant que ce symbole se transforme en quelque chose de réel dans la politique d’ouverture qu’il va mener afin qu’on retrouve un peu plus de paix dans le monde.

Au-delà de cet enthousiasme, est-ce que vous croyez que le changement dont parle Obama est possible en Afrique ?

Ce que je trouve intéressant, c’est la fierté d’être noir. Mais il faut bien sûr, qu’au-delà de cette fierté, Obama donne envie aux Ivoiriens, tout comme aux africains en général, de se battre, de comprendre que rien ne leur est impossible. Ils doivent savoir qu’ils ne sont pas moins intelligents que les autres et, qu’ils n’y pas des européens qui soient les maîtres du monde et des africains qui soient des souffre-douleurs. Nous avons toute notre place à prendre dans le monde. Et cette place-là, nous ne la prendrons que par le sérieux de notre travail et aussi par nos comportements responsables. L’élection d’Obama doit être aussi un signal pour les élites politiques africaines, même si j’ai beaucoup de doutes sur leur capacité à se remettre en question et à vouloir faire bouger les choses. Mais ce qui est important, c’est que les peuples, hardis de cette élection, soient capables de bousculer l’ordre établi au niveau politique et économique, et de faire en sorte qu’il ait un vrai décollage de l’Afrique.

Serge Bilé à quel moment est né votre intérêt pour la question noire ?

C’était en 1994, quand je me suis rendu en Guyane où j’ai rencontré nos cousins, les Boni. Pour lesquels j’avais organisé un voyage en Côte d’Ivoire, car j’avais envie de créer ce chaînon manquant entre ces descendants esclaves et nous. Je me suis dit qu’il fallait que je serve de courroie entre tous ces gens qui sont une partie de nous et l’Afrique. C’est de là qu’est parti mon intérêt à la fois pour la question et pour la mémoire noire.

Observez-vous un changement depuis que vous vous intéressez à cette question ? Les noirs en France sont-ils de moins en moins victimes de préjugés raciaux ?

On ne change pas les choses en peu de temps. On fait prendre conscience des choses… On parle aujourd’hui d’Obama, mais il n’a pas gagné comme ça, comme s’il était tombé du ciel. Obama est le résultat de tout le travail qu’ont fait avant lui, des gens comme Malcom X, Martin Luther King, Jesse Jackson, etc. Il est aujourd’hui à la tête des USA, grâce à son talent certes, mais il ne faut pas oublier que le terrain a été préparé… C’est ce qui doit être fait en France où nous sommes dans une prise de conscience des questions dont on ne parlait jamais. Et nous, nous essayons de faire comprendre qu’il ya des gens qui ont des difficultés, par le seul fait de la couleur de leur peau. Briser ce bâillonnement autour de cette question, et bien, ça prépare le terrain et les esprits pour que les choses changent effectivement. Il ne faut donc pas s’attendre que les choses changent comme par enchantement. Mais de savoir que le mouvement est en marche, nous réjoui…

Qu’espérez-vous qu’on retienne d’un livre comme « La légende du sexe surdimensionné des noirs » ?

Il faut qu’on arrête tous les stéréotypes véhiculés sur les Noirs. Certains se complaisent dans des préjugés qui laissent entendre que les Noirs ont une morphologie sexuelle complètement différente de celle des Blancs. Et que cette morphologie fait qu’ils sont plus capables de faire des choses extraordinaires dans le domaine du sexe que dans celui de la réflexion... On le voit très bien dans l’industrie pornographique. Rejetant cette thèse, j’ai cherché à comprendre. Quand j’ai réalisé le contenu et l’origine de ces préjugés, j’ai décidé de les déconstruire. Je pense qu’il est important qu’on déconstruise tous les mythes et autres stéréotypes négatifs qui paralysent les Noirs dans toutes leurs actions.

Quel est donc ce mythe dont s’est nourrit cette légende ?

Cette légende est partie du livre de la Genèse, le chapitre où Noé revient de sa vigne et est ivre. Complètement nu, son fils Cham le découvre. On parle alors de Cham qui aurait été maudit, lui et sa descendance, à être esclaves. Dans certains textes, on dit que Cham n’a pas que vu la nudité de son père, mais qu’il aurait profité de la situation pour abuser sexuellement de lui. Ces mêmes textes disent que Cham a été non seulement maudit par son père à être esclave, mais aussi à avoir les cheveux crépus, un nez épaté et un sexe immensément long. Un sexe qui sera le signe de son infamie. Naturellement, on a dit que Cham est le descendant des Noirs, et ses frères Sem et Japhet, ceux des peuples sémitiques. C’est à partir de là que s’est créée toute cette légende. A s’avoir que les Noirs sont porteurs d’une infamie dont le signe est de porter un sexe démesurément long… Derrière tout ça, il y a un stéréotype très négatif qui laisse supposé que les Noirs ont un sexe à la place du cerveau.

Vous sortez un nouveau livre le 8 janvier 2009. De quel autre mythe ou histoire des Noirs va-t-il traiter ?

Pour mon prochain livre qui s’intitule « Et si Dieu n’aimait pas les Noirs ? », je me suis intéressé à la religion, particulièrement aux rapports que le Vatican a avec le monde Noir. Je me suis aperçu qu’il existe malheureusement au Vatican un racisme intolérable à l’égard des prêtres, des évêques et des cardinaux Noirs. Notamment Africains. Je suis donc allé à leur rencontre pour leur donner la parole. J’ai également rencontré des religieuses africaines qui m’ont avoué toutes les discriminations et souffrances tant physiques que sexuelles qu’elles vivent au quotidien au Vatican… C’est une occasion d’aborder une question dont on parle très peu : le racisme de l’Eglise Catholique. Il ne faut pas oublier que l’Eglise Catholique a participé à l’esclavage des Noirs. Ce livre va donc ouvrir un débat qui va mettre l’Eglise Catholique face à ses responsabilités historiques à l’égard des Noirs.

Serge Bilé se présente résolument comme un écrivain à polémique…

Non, je ne suis pas un écrivain à polémique. Je suis un intellectuel qui veut aborder franchement les sujets dont on ne veut pas parler. Il n’y a aucune polémique à dire que des Noirs sont victimes de racisme au Vatican, il n’y a pas non plus de polémique à dire que des Noirs souffrent de toutes sortes de clichés méprisants… Il n’y a pas de polémique à dire que des Noirs ont été déportés dans les camps de concentrations nazis. Il y a juste que des gens refusent qu’on parle. Ils mettent donc une chape de plomb sur des sujets qui nous concernent. Parce qu’ils veulent que l’Histoire soit uniquement la leur… Mon travail n’est donc pas de créer des polémiques, mais de poser des problèmes réels. Et là, à propos du Vatican, je trouve parfaitement anormal qu’une institution qui prône la fraternité et le partage entre les êtres soit incapable, de vivre ces valeurs-là en son sein. Il faut dénoncer cette hypocrisie parce qu’elle est tout simplement inacceptable.

Comment se fait-il qu’aucun de vos ouvrages n’ait vendu en Côte d’Ivoire ?

Je suis un peu triste d’écrire des livres qui sont vendus dans le monde entier, qui sont des best-sellers et qui en revanche, ne sont pas distribués dans mon propre pays… Nul n’est prophète chez soi, dit-on. Mais quand on écrit des livres comme « Noirs dans les camps nazis » et « Quand les Noirs avaient des esclaves blancs » qui apportent des faits nouveaux à notre histoire, je pense honnêtement qu’il est important pour des jeunes Africains, notamment étudiant et élèves, de lire ces textes. Mais c’est aux éditeurs et libraires locaux d’en exprimer la volonté.

Parlez-nous un peu de votre première rencontre avec Aimé Césaire ?

J’ai rencontré Césaire pour la première fois en 1994. C’était quand je suis arrivée en Martinique. J’avais remarqué qu’il n’y avait pas de relations entre l’Afrique et les Antilles. C’est ainsi que j’avais créé ce fameux pont culturel avec l’association Akwaba. Je suis allé le voir pour lui annoncer que j’organisais un voyage culturel pour des Antillais en Côte d’Ivoire… Ça été une rencontre très chaleureuse. Il m’avait dit, Serge Bilé, vous êtes Martiniquais comme moi, et moi je suis Ivoirien comme vous. J’avais été beaucoup touché parce que c’était quelqu’un d’extrêmement simple, de très sensible et d’amoureux de la Côte d’Ivoire. Il m’avait même montré le masque que Houphouët lui avait offert quand il était député… Je me suis senti très proche de lui, pendant toutes ces années, jusqu’à sa mort en 2008.

Comment les Martiniquais se le représentaient-ils ?

Césaire était considéré, malheureusement comme quelqu’un de lointain. Il était si brillant et si intelligent qu’on avait fini par le mettre un peu à part. S’il avait été en Afrique, je pense que tout le monde aurait eu recours à lui comme un sage. Mais les Antillais l’aimaient quand même. Puisque c’est lui qui a transformé leur vie… La départementalisation qu’il a mise en place a permis l’égalité des droits avec les anciens colons. A sa mort, on a vu à quel point la ferveur était extrêmement populaire. Cependant, mon grand regret a été l’absence des africains. Je veux parler des chefs d’Etats. J’ai trouvé vraiment minable, qu’aucun chef d’Etat africain n’ait fait le déplacement. Ça été encore un autre grand rendez-vous que nous avons manqué.

Quelle est votre vision du journalisme en Afrique ?

Ce qui passionnerait, c’est que la liberté de la presse soit totale. Parce qu’il n’y a rien de mieux qu’un esprit indépendant. Bien sûr, indépendance ne signifie pas dire n’importe quoi et n’importe comment… Je parle d’une indépendance qui permet des critiques constructives à l’égard de soi-même et de toutes les composantes de la société. Malheureusement, c’est difficile en Côte d’Ivoire parce que les journalistes sont sous payés et maltraités. A partir de ce moment-là, naturellement, ils sont susceptibles d’être achetés par tel parti politique ou par tel individu. Mais je pense que ceux qui se rendent coupables de tels actes, font un grand tort à la presse et à leur pays.

Un mot sur la sortie de crise et la prochaine élection présidentielle

Personne d’autre que nous-mêmes n’est responsable de la crise que nous avons vécue. Je trouve affligeant que des gens essaient de retrouver une responsabilité extérieure… oui, il peut toujours y avoir une implication de la France, du Burkina, etc. Mais les premiers responsables, ce sont les Ivoiriens eux-mêmes. Ce sont eux qui ont créé les conditions de la situation dans laquelle nous nous sommes retrouvés. C’est donc par nous-mêmes que nous devons en sortir, sans attendre constamment des accords de paix qui soient signés à Marcoussis à Bagdad ou au Burkina… Et puis, je ne crois pas à la classe politique actuelle. Parce que je pense qu’elle est plus responsable que tous les autres Ivoiriens. Mais qu’en plus, ces leaders politiques ont trop de haine entre eux. Je ne vois donc pas comment ils pourraient s’entendre pour reconstruire ce pays ensemble. C’est pourquoi, je plaide vraiment pour l’émergence d’hommes nouveaux. Nous avons dans ce pays des gens de talent, brillants, honnêtes et susceptibles de mettre leurs intérêts personnels en dessous de celui de la Nation. Que ces gens-là sortent de l’ombre pour prendre en main ce pays de sorte qu’il puisse véritablement décoller dans la paix.


Réalisée par Serge Grah

:: Les commentaires des internautes ::

salima le 27/11/2008
Étant un syndicaliste infatigable et impressionnant Mr HOUARI Kaddour est arrivé a augmenter les adhésions d une manière fulgurante. Vraiment c est un homme Courageux Audacieux: brave, héroïque, intrépide, vaillant, ardent, confiant, énergique, fonceur, impétueux, résolu, stoïque, téméraire.
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