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je suis tout à fait pour ce genre de protèction félicitation pour cette détermination...
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merci le commentaire ma beaucoup servi pour mes recherches....
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Le Fesman, oui ! Mais remisé et confié à d’autres !

Publié le 20/05/2009 à 14:10 par sergegrah
Le Fesman, oui ! Mais remisé et confié à d’autres !
Alioune Badara BEYE, coordonnateur général du Fesman

« La République des intellectuels et lettrés » s’est beaucoup émue durant ces 72 heures (depuis la conférence de presse des éditions le NEGRE INTERNATIONAL le mercredi 13 mai 2009). A tort ou à raison ? Là n’est vraiment pas la question d’importance !

Des avis ont été donnés, des opinions formulées, en grande partie, comme autant de propos qui, si l’on n’y prend pas garde en exerçant un quasi-devoir de vigilance, risqueraient de n’avoir que la prédestination de paroles de chiffonniers. Ces positions installent, lors, « des entendus, des sous-entendus et des malentendus » dont les Sénégalais intéressés se seraient bien passés - du « Premier Protecteur des Arts, des Lettres et des Artistes », au plus douteux, voire simplet, actant culturel. Je le dis. Persiste et signe : la Culture comme vocable et comme structure d’Etat claudique affreusement, hélas ! depuis neuf ans. Et Dieu sait que cet état de fait ne peut pas et ne saurait faire plaisir au Chef de l’Etat ; encore moins aux passeurs des idées, des images, des sons et sensations que nous demeurons. Marris de tourner en rond ou d’être, sans relâche, tournés en bourriques quand il ne fallait et il ne faut – aujourd’hui plus que jamais – qu’être debout et en marche pour un présent et des demains apaisés.

Je le dis et nous sommes des légions à le requérir en priant et croisant les doigts : la Culture est à libérer, en urgence, des serres des prédateurs, des chasseurs de primes et perdiems et autres apparentés qui prennent et tiennent les idées culturelles du Chef d’Etat comme autant d’opportunités pour se remplir les poches ; comme autant de fonds personnels de commerce. C’est encore redire que le secteur (socio)culturel est à salubrer. Que cela est même urgent ! Par cette évidence, consensuellement et tacitement acceptée, que la Culture, plus que d’être « au début et à la fin du développement », comme disait Léopold Sédar Senghor, est et demeure « l’essence de toute existence » viable ou à viabiliser ; c’est-à-dire à rendre durablement convenable.

Depuis le mois de mars 2000, ce portefeuille prestigieux et, plus que convoité paradoxalement, hélas, par des gens qui n’ont, ni la tête de l’emploi ni ne savent réellement ce que contient la fonction, n’aura été détenu, à une ou deux exceptions près (et encore ?..), que par des politiciens. Comme si des femmes et des hommes de savoirs – et dotés de la générosité qui sied – en mesure de convertir les perspectives culturelles du Président Wade n’existaient point dans la Nation.

Par moments renfloué de la Communication, du Patrimoine « classé » et du bataclan (même si on n’y adjoint toujours pas le Tourisme, l’Artisanat et les Loisirs…), le ministère de la Culture vague-divague dans une plurielle précarité et de déconcertants remodelages, des grippes et changements de « tuteurs » qui incitent aux désarmements moral, intellectuel et psychologique des corporations et directions.

Espace de lamentations presque stériles, alors qu’il a mission de rendre concrets, pour les générations présentes et à venir, les chantiers grandioses et plus que pressants du Président Wade, le secteur culturel souffre d’une outrancière folklorisation des missions.

Au vrai, le Président Wade, parce qu’il a légitimement tous les pouvoirs !.. doit, en urgence, reconsidérer qu’il n’a de compte à rendre « ni à Massamba ni à Mademba », ni de privilèges à octroyer à telle population et/ou ethnie au détriment de telle population et/ou ethnie. Le Président Wade, on me le concède, n’a plus de réels interlocuteurs que l’Histoire et la Postérité. L’Histoire il y est déjà. C’est maintenant la Postérité sa cible. Pour ce fait, je le répète, il lui faut faire ce tour du propriétaire que je conseille en vain, depuis au moins sept ans, à tous les ministres qui, sans préjugés ou complexes, m’ont témoigné de leur sympathie et convié à leurs huis clos. Résultat des courses : l’état de la Culture, des animateurs et acteurs, des artistes et des écrivains (à une ou deux exceptions chez ces derniers !..) est fragile, incertaine et, trop souvent, prêterait à rigoler ou à pleurer, sinon à vouloir ou devoir prendre des pirogues de fortune pour quelque Eldorado même supposé. Je ne raconte pas d’histoires ! Comme des journalistes l’ont déjà fait pour le Fesman (Festival mondial des arts nègres), par réflexe professionnel probablement, interrogez les corps constituants du domaine culturel !

La Culture, je le crois sincèrement, est une affaire trop sérieuse pour être confiée à des « experts » qui ne savent ni ce que contiennent des ordres de missions ni décrypter et lire correctement des lettres de missions. Trop d’activismes inféconds, d’amateurisme et d’imposteurs ont investi le domaine. Ainsi, où que l’on se tourne, on n’aperçoit plus que des signes d’inquiétude – justifiables d’ailleurs. Il me paraît impérieux que les cirques cessent et que s’estompent les chants des sirènes aussi bien que les rancœurs, rages et fureurs qu’émettent, sûrement malgré eux, tous ces jeunes diplômés culturels qui ne demandent qu’à être en fonction et qu’à servir utilement. Rien ne marcherait comme il faut, dit-on. Mais tout n’est pas fichu ! Même si les créateurs du cinéma et de l’audiovisuel, les danseurs et les comédiens, des archivistes et bibliothécaires ont de vraies raisons de craindre pour leur survie. Mais ils ne sont pas les seuls ! Combien d’orchestres, combien de troupes de théâtre et chorégraphiques ne sont pas menacés dans leur existence même et, en vain, frappent aux portes comme scellées des ministères, des collectivités locales et entreprises commerciales, de plus en plus préoccupées à soutenir les taaxuraan et mbappat ? Et que dire de la décentralisation, cette autre injonction du Président Wade ? Elle bute sur de crétines réflexions de « génies » aux petits pieds, spéculant avec de petits arguments, dans de petits bureaux, assis sur de petites chaises, à de petites tables et, avec de petits stylos, alignant de petites phrases en sirotant de petits cafés. Mais enfin…

Il me paraît de jour en jour plus judicieux de réfléchir aux voies et moyens d’une refondation de la Culture ! Cela implique, naturellement, des sacrifices de salive et d’encre mais encore et, prioritairement, que l’on revoie des postures et tellement d’arrêtés et de décrets qui ont plus porté des préjudices à la Culture qu’ils n’ont conforté les acteurs et animateurs dans leurs réflexes de devoirs bien accomplis.

Ce ne sont pas les politiciens et des « joueurs » qui réussiront la Culture en lieux et places de ses ayants droit primordiaux ! Sur ce point, Maître Abdoulaye Wade pense comme moi depuis le 19 mai 1993 précisément !.. Nous finirons par nous accorder sur ce point capital : le Fesman est à reporter ! Et cela doit être une mesure plus que pressante à prendre s’il est dans une dynamique de laisser des souvenirs culturels heureux aux Sénégalais et non pas autant d’éléphants blancs ; hélas. Et d’avoir avancé un tel argument a fait sortir Monsieur Alioune Badara Bèye de ses gonds au point de me taxer d’être de « mauvaise foi » et de ceux-là qui, conscients qu’il est « intellectuellement impuissant » pour mener convenablement sa mission, cependant se taisent. Mais on peut les comprendre : « Eux, ils émargent au Fesman. » Dans une enquête policière, on parlerait d’aveux circonstanciés.

Au-delà d’une envie, d’afficher le mépris ou d’en rigoler, jusqu’au délire, je suis peiné de devoir répliquer à Monsieur Alioune Badara Bèye. Je dois à la vérité d’avouer que nous sommes plus de 10 millions de citoyens et « hôtes étrangers », stressés par la manière dont la Culture est administrée. Mais, depuis au moins quatre ans et des poussières, je n’ai plus d’étonnements concernant la geste plurielle des « locomotives » et autres hauts « coordonnateurs » dits culturels et, hélas, assermentés dans la République. Mais pas forcément par et dans la Nation !

C’est juste une transition pour parer à toutes les contingences d’amalgames et de malentendus qui pourraient émaner des propos trop aériens et des supposés répliques de Monsieur Alioune Badara Bèye qui eût été plus sage de ne point rater et les occasions de se taire et de se terrer dans l’idée de Queuille qui consisterait, face à des problèmes n’ayant pas de solutions, « de les laisser pourrir ». Mais que voulez-vous ? Le Fesman est un fromage trop onctueux, n’est-ce pas ?

Monsieur Alioune Badara Bèye doit savoir qu’il lui faut suspendre le dire pour tenter, maintenant, à 179 jours de ses jours « J » cathodiques, de voir les façons idoines de procéder ; à fin de ne pas tout à fait dénaturer la confiance que le Président Wade a placée en lui ; au point d’oser lui confier la Coordination Générale d’un tel Rendez-Vous.

Après la certitude que j’ai que le droit d’être bête est un droit de l’Homme, les propos que Monsieur Bèye a émis sur les ondes d’une radio FM de la place, attestant que je suis membre de SON FESMAN et de SES FESTINS et que je serais même « membre agissant » dans je ne sais quelle commission…, que je « pointerais » parmi SES salariés, etc. me confortent dans l’intime conviction que le devoir d’imposture est aussi un droit humain, voire une prédestination de femmes et d’hommes installés à des postures qui ne leur vont que trop mal ; qui ne leur iraient que comme des camisoles de force pour les honnêtes gens !

C’est conclure en affirmant, haut et fort, et sur ondes courtes (pour l’instant !..) que je ne suis, ni en amont ni en aval, mêlé à SON FESMAN ; que je ne le serai jamais – ni de près ni de loin – tant qu’il assurera la liaison générale.

Je crois que, ce que Monsieur Alioune Badara Bèye a de mieux à faire (et c’est un conseil de frère !..) c’est, plutôt que d’arguer de « ma mauvaise foi », de cesser (comme un pou aux revers d’une culotte d’enfant de ville-bidon) de s’agripper aux postures qui sont les siennes ; pour oser créer le précédent honorable qui consisterait à remercier le Président Wade pour sa générosité et sa trop longue patience ! Et, après cela, sans honte, lui signifier son inaptitude reconnue, au niveau des populations et des élites, à convertir en destin la mission que Me Wade voudrait, légitimement, avoir fierté de voir répertoriée du lot des souvenirs culturels heureux qu’il doit léguer aux générations présentes et à venir du Sénégal, de l’Afrique et de sa diaspora, mais aussi du monde en sa diversité et son intégralité !

Par Elie-Charles MOREAU





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