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IL ETAIT UNE FOIS JEAN-MARIE ADIAFFI (2)

Publié le 14/11/2008 à 12:00 par sergegrah
IL ETAIT UNE FOIS JEAN-MARIE ADIAFFI (2)
LE BOSSONISME, LA MODEDRNITE, LA RATIONALITE SCIENTIFIQUE AFRICAINE ET
LE SIECLE DES LUMIERES IVOIRIENNES


« Les missionnaires ont faussé l’image de l’animisme, c’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons changé le concept d’animisme en bossonisme. En langage fon, génie se dit vaudou et bosson en agni. Nous ne voulons pas revenir à la religion ancestrale et nous y enfermer. C’est la raison pour laquelle nous préparons le premier congrès international du bossonisme..."


Le Comian est le concept nouveau du féticheur

Ma problématique est moins cette religion objet de science, plutôt qu’une nouvelle spiritualité pour un Africain moderne désaliéné. A l’encontre des religions révélées – islam et catholicisme – nous étions en situation coloniale. Nous étions dominés, opprimés. Ces religions nous ont été imposées par les armes.

Le bossonisme, qui est la première forme moderne de l’animisme, date de la première interrogation de l’homme. Mais quand on lit le génie du christianisme ou le génie du paganisme, on devine que ce qui hante l’occident, c’est le paganisme, c’est à dire la foi pré-chrétienne. Mais l’animisme n’est pas païen dans le sens où les Juifs attendaient le messie, puis il est arrivé. Puisqu’on attendait quelqu’un, nous étions dans un schéma païen. Nous nous n’attendons personne. Nous sommes ce que nous fûmes et nous serons ce que nous sommes. Mais tout évolue dans le temps, rien n’est immuable. Entre Parménide, le présocratique (l’être n’est pas, le non-être est) et Héraclite (Tout s’écoule, on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve), entre l’immuabilité identitaire et l’identité en tant qu’évolution, nous sommes au centre. Et c’est là que nous sommes, nous Africains. Nous n’attendons personne.

Je veux intégrer l’animisme. Mais je refuse l’intolérance des religions des relogions révélées qui ne veulent pas accepter cette religion autochtone. Je rejette toute hiérarchisation. Il y a des formes d’intégrisme chez Jésus quand il dit : « Nul n’arivera au Père s’il ne passe pas par moi ». Cette phrase est dangereuse parce qu’elle signifie que ceux qui pratiquent le bossonisme n’iront pas au ciel. Elle impose le christianisme comme religion unique et universelle, ce que je n’accepte pas. Je pense qu’il y a un Dieu unique, chaque culture produisant ses messagers.

Je suis Agni d’origine, mais on m’a forcé à être chrétien. Mais je suis un chrétien transitoire parce que je m’appelle Jean-Marie et que je retourne au bossonisme. Mes parents étaient animistes et ont été christianisés. La christianisation et l’islamisation de l’Afrique est une aventure ambiguë. Il faut savoir si la foi a été choisie librement ou imposée par le réflexe d’un Pavlov religieux. Il y a cette paresse qui consiste à être ce qu’on t’a obligé à être. Moi, je ne confie pas mon destin à la paresse.

J’ai cessé d’être catholique pour être un rebelle, un résistant

Les formes prises par les religions pendant la colonisation ont été l’oppression, c’est la raison pour laquelle je suis opposé à tout ce qui mutile ou appauvrit l’homme. Moi, je veux l’homme comme l’albatros, avec ses ailes déployées dans l’immensité étoilée. Il y a plus qu’une querelle sémantique entre l’animisme et le bossonisme. C’est problème que l’évolution de l’animisme vers le bossonisme. Quand les missionnaires blancs sont arrivés, ils ont vu beaucoup de statuettes. Au lieu de chercher à comprendre, ils ont dit : « Les nègres ne connaissent pas dieu, ils adorent les statuettes ». Or, c’est faux : ces statuettes ne sont pas adorées. Première grande différence entre animisme et bossonisme, ce dernier est monothéiste, tandis que l’animisme était polythéiste.

Dans le bossonisme : en haut, un dieu unique, en dessous, les génies (bossons ou vaudous). Les génies sont représentés par des statuettes qui ne sont que des intermédiaires. Nos statuettes ne sont rien de plus que les statues des églises. Devant une pierre ou un arbre, ce n’est pas la pierre ou l’arbre qui est adoré ou déifié : c’est génie ou bosson qui est présent en tant qu’intermédiaire du dieu unique. Tout ce que l’occident a vu par mépris ou par l’insuffisance des sciences ou encore pour des raisons de partage du monde religieux… Il a cru que nous adorions des objets. Or, le génie ou bosson est une parcelle de la puissance divine.

Y a-t-il une religion qui soit plus productive de prophètes que le judaïsme ? Chaque fois que Yahvé a quelque chose à dire, il envoie un prophète et, quand le message est passé, il le fait disparaître. Dans le bossonisme, dieu a mis en place une fois pour toutes les génies comme gouverneurs de la terre. Dieu est trop haut pour s’occuper du destin des hommes. Pour accéder à ces génies, il y a une école de formation des prêtres – les Comians – dont l’initiation consiste à communiquer avec le monde invisible des bossons. Ils ont le don de guérison et la transe permet d’entrer en communication avec eux, ce qui entraîne un art divinatoire ou la guérison. Mais les Comians perdent la mémoire après la transe. C’est le bosson qui a pris la place de sa conscience.

Le bossonisme est une religion sans hiérarchie. Il a un langage que je suis en train de traduire. Il peut être une religion véritablement panafricaine. Les Dogons du Mali ont conservé leur animisme. Au Sénégal, on tente d’islamiser les Diolas, ce qui entraîne la guerre en Casamance, une guerre religieuse qui ne veut pas dire son nom. Nos religions sont de tradition orale, comme le sont la bible et le coran. Le mépris occidental est dû au fait que l’on a cru qu’il n’y avait pas d’écriture. Or, de tout temps, la pensée a précédé l’écriture. D’ailleurs, les chefs d’œuvres de la littérature sont de tradition orale : l’Odyssée ou la Chanson de Roland. La mondialisation doit-elle être la fusion de toutes les mentalités en un modèle unique et, lequel ? Je suis terriblement français quand la France réclame « l’exception culturelle ».

Dans le projet colonial, il fallait être cultivé, aller à l’école et être chrétien. Houphouët disait : en Côte d’Ivoire, il y a 24% de musulmans, 14% de chrétiens et 100% d’animistes. La coexistence avec les autres religions est pacifique parce que le fond de la conscience ivoirienne et animiste. L’animiste n’est pas gêné par le chrétien.

J’apporte une hiérarchie selon les degrés d’initiation : auparavant, on allait du blanc pour les profanes au rouge pour les initiés. J’ai choisi les couleurs de l’arc-en-ciel pour marquer les degrés d’initiation. Un premier congrès international aurait statut de concile pour redéfinir, réhabiliter, moderniser, adapter et adopter le bossonisme.

Jean-Marie Adiaffi est philosophe

Or, il y a dix ans, aucun intellectuel africain n’aurait osé se proclamer animiste. Le Bénin avait conservé toutes les structures traditionnelles de la religion. C’est une force et une faiblesse parce que ce pays reste trop ancré dans la tradition. Or, nous sommes plus jeunes. Ils ont la sécurité du temps, moi, je suis passé par le laminage chrétien avant de retrouver mes esprits.

La Côte d’Ivoire est l’un des pays les plus occidentalisés de l’Afrique de l’Ouest. Tout ce que nous faisons porte cette marque là. Face à la mondialisation, il ne faut pas enfermer nos enfants dans des structures fossilisées. Mon projet tient en l’invention d’un nouveau monde, d’une nouvelle liberté, d’inventer un nouvel homme qui n’oublie pas le colonialisme ni ce que l’oppression fait d’un homme : un esclave dans ce qu’il peut avoir de bestial. Il perd les grandes choses que sont l’imagination, l’utopie, le rêve. L’Homme n’est pas un système. Peut-on faire son bonheur en supprimant sa liberté ?

Ce que j’apporte à ces femmes – les Comians – c’est la redignification qui leur permet de retrouver confiance en elles. On croit être guéri du colonialisme ou de l’esclavagisme, or on n’en guérit jamais. Le complexe d’infériorité du noir tient au fait qu’il a des doutes, des traumatismes propres à sa race.

Religion et science

Il faut une foi qui fasse vivre et espérer, que j’appellerais une foi laïque. Ensuite, une foi religieuse comportant un double volet : la foi africaine et la foi importée. Chaque religion apporte ses éléments de modernité et ses éléments chroniquement anachroniques. Entre les éléments archaïques que transportent l’Islam et le catholicisme, et l’impérieuse nécessité pour l’Afrique, non seulement d’avoir une foi laïque, mais d’avoir en plus une foi religieuse et spirituelle. L’histoire de la foi en Europe a consisté en une lutte entre les philosophes des Lumières et l’idéologie cléricale. Nous, Africains nous devons prendre ce que ces deux religions ont d’universel, mais pas les signes de leurs archaïsmes.

Nous devons démontrer notre capacité à nous investir comme agents de l’histoire, comme sujets capables de construire une nation, un peuple. C’est là que j’articule les deux. Il nous faut reconstruire un homme. En architecture, on oublie l’homme quand on construit. Reste à savoir s’il faut restaurer cette vieille ruine ou recourir à l’initiation. Il y en a de deux types. L’une consiste à restaurer la vieille maison et l’autre à mourir pour renaître. Nous avons une troisième voie qui consiste à utiliser la mort pour reconstruire dessus. C’est à dire partir de la vie pour reconstruire dessus.

Prenons le problème de la foi, de la science et de l’homme. Qu’il s’agisse de la foi ou de la science, il s’agit de transformer l’homme. Dans l’histoire occidentale, chaque fois qu’une grande invention est apparue – Galilée est là pour le démontrer – destinée à libérer l’homme, le christianisme s’y est opposé. Quiconque voulait lutter pour la science et la rationalité était obligé de lutter contre la foi et surtout contre ses institutions. J’oppose la foi intime à celle qui est institutionnalisée et est donc pervertie. Il faut donc subvertir ce qui est perverti pour retrouver la pureté d’origine.

Je combats la foi obscurantiste. Il faut une foi dans les valeurs laïques, une foi en l’homme, une foi en l’humanisme. Cette double foi permettra de résoudre le problème entre la foi et la science. . La foi a été déviée de ses objectifs humains pour en faire un domaine de domination plus politique que spirituelle. Le cléricalisme était la puissance religieuse au service d’un pouvoir temporel qui ne disait pas son nom.

La science est née chez les Grecs – le logos, dans l’école ionienne – selon lesquels, tout ce qui est naturel a une cause naturelle. Il ne faut donc pas aller chercher le surnaturel. C’est cette façon de penser qui a fait faire un grand pas à la science. Or, nous sommes dans encore dans une phase pré-grecque où nous expliquons nos maux par des causes surnaturelles.

L’explication surnaturelle domine trop la mentalité africaine. C’est l’une des grandes causes de nos malheurs. Si l’on est au chômage, on a tendance à accuser un grand-père sorcier au lieu de se battre pour trouver du travail. Quand un enfant est malade, on imagine que le grand-père sorcier veut manger l’enfant plutôt que de l’envoyer à l’hôpital. C’est pour cela que nous, Africains, ne pouvons continuer la querelle des anciens et des modernes. Pourquoi les explications de l’origine de l’homme, de sa création par Dieu, et du big-bang ne se compléteraient-elles pas ? Malgré le cartésianisme, on va toujours à Lourdes ou chez la cartomancienne. Il y a en l’homme une volonté d’expliquer son mystère avec une part dans laquelle l’irrationnel a son refuge, ce qui explique la religion. Je crois à l’homme dualiste. La théologie africaine enseigne que le bien et le mal sont co-naissants. « Un », c’est la mort. Le dieu de la théologie africaine a un principe féminin qui le féconde. Personne ne peut faire absolument le bien, ni absolument le mal.


Commentaires (1)

mado le 24/11/2010
je crois que jean-marie adiaffi avais raison.les africains ne doivent pas rejetter en blog toutes leurs traditions.sur quelle base partons nous pour affirmer que le nos genies sont des envoyés du diable?qui peut me dire ce que cest que le genie réellement?je ne crois pas que le verité se trouve forcement des l'islam ou le christianisme,il y'a une verité dans toues les religions aussi insignifiantes qu'elles peuvent paraitre.cette verité cest DIEU,cet etre supranaturel que chaque etre humain recherche malgré son appartenance religieuse.la vie toute entière n'est que mystère,nul nest encore revenu du sejour des morts pour nous dire que tous ceux qui n'etaient pas chrétiens ou musulmans ont brulé en enfer.attachons nous a nos traditions,mais acceptons de depasser certaines barrières rationelles,et soignons des africains rationels qui ne rejettent pas tout ce qui leurs appartient.le bosson ou genie n'est pas la pour faire du mal a l'homme,au contraire il concoure au bien etre de l'homme.et tout ce qui concoure au bien de l'homme va dans le sens du bien,et qui parle de bien parle de DIEU.


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