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LE BLOG DE SERGE GRAH POUR QUE L'AFRIQUE NE DORME PLUS JAMAIS !
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09.07.2007
Dernière mise à jour :
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ACCORDS DE PARTENARIAT ECONOMIQUE (APE)

ACCORDS DE PARTENARIAT ECONOMIQUE (APE)

Posté le 14.02.2008 par sergegrah
UN FRERE A MOI A EU LA GENTILLESSE DE M'ENVOYER CE DOCUMENT QUE JE VOUDRAIS PARTAGER AVEC VOUS. BONNE LECTURE !



ACCORDS DE PARTENARIAT ECONOMIQUE (APE) UNION EUROPEENNE ( UE ) – PAYS DE L’AFRIQUE, DES CARAIBES ET DU PACIFIQUE ( CF. LES PAYS ACP ) :

- Ce qu’il faudrait garder pleinement à l’esprit pour que les Accords de Partenariat Economique ( APE ) ne se constituent pas en obstacle ou en frein au processus de développement dans les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) en général et dans les pays africains en particulier ;

- Ce que la mise en œuvre des Accords de Partenariat Economique ( APE ) apparaît comme étant fort susceptible d’avoir comme effets entrainants sur la réorientation du dispositif actuel régissant les relations économiques et financières entre l’Union Européenne ( UE ) et les pays ACP ( CF. les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ) ;

- Ce que la mise en œuvre prochaine des Accords de Partenariat Economique ( APE ) apparaît comme étant fort susceptible d’entrainer comme changements dans les relations économiques et financières entre l’Union Européenne ( UE ) et les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) ;

- Ce que la mise en œuvre prochaine des Accords de Partenariat Economique ( APE ) apparaît comme étant fort susceptible d’entrainer comme innovations dans le domaine de la Coopération économique et financière entre l’Union Européenne ( UE ) et les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) ;

- Ce que la mise en œuvre prochaine des Accords de Partenariat Economique ( CF. les APE ) donne lieu de dégager comme perspectives en matière de ou sur le plan du renforcement de la Coopération économique et financière entre pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (CF. les pays ACP) en général et entre pays africains en particulier ;

- Et si les Accords de Partenariat Economique ( CF. les APE ), au regard des mauvaises appréhensions que leur mise en œuvre suscite à l’heure actuelle, se présentent plutôt comme étant finalement un instrument au service du développement dans le monde en général et dans les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) en particulier ?

Nous le savons à présent les Accords de Partenariat Economique ( APE ) qui étaient sensés remplacer à partir du 31 décembre 2007 l’Accord dit de Cotonou signé en 2000 entre l’Union Européenne ( UE ) et les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) souffrent à l’heure actuelle de leur plaine et entière mise en application.

Nous le savons donc à présent l’échéance du 31 décembre 2007 qui avait été initialement fixée pour l’entrée en vigueur effective des Accords de Partenariat Economique ne pourra pas être respectée.

Nous le savons de toute évidence à présent l’échéance du 31 décembre 2007 qui avait été initialement fixée pour l’entrée en vigueur effective des Accords de Partenariat Economique ( APE ) ne pourra pas être respectée à cause des contraintes objectives qui s’opposent à leur mise en application pleine et entière, à cause donc des obstacles qui se dressent sur le chemin de leur entrée en vigueur ou de leur mise en application effective.

Ces obstacles qui se dressent en ce moment sur le chemin de l’entrée en vigueur ou de la mise en application effective des Accords de Partenariat Economique ( APE ) sont donc reflétées par l’impasse qui caractérise en ce moment le déroulement de ce vaste programme de négociations commerciales connu sous l’appellation de « Cycle de Doha » et sur lequel a débouché la réunion organisée à cet effet par l’Organisation Mondiale du Commerce ( OMC ) du 09 au 14 Novembre 2001 à Doha ( République du Qatar ).

Une impasse qui caractérise en ce moment ce vaste programme de négociations commerciales entamée à partir de l’année 2002 entre l’Organisation Mondiale du Commerce ( OMC ) et les pays du Sud ou les Pays en Voie de Développement ( PVD ) au regard de l’insatisfaction qui fut celle des Pays en Voie de Développement ( PV D ) en général et de l’Afrique en particulier de n’avoir eu autre choix que de se plier aux exigences des pays du Nord ou des pays dits riches qui entendaient voir à l’issue des négociations connues sous l’appellation « Cycle de Doha » de nouveaux secteurs de l’économie mondiale à l’image de ceux des produits manufacturés être libéralisés.

Une impasse qui caractérise en ce moment ce vaste programme de négociations commerciales, débuté en 2002 entre l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) et qui était sensé prendre fin courant l’an 2005, pour la bonne et simple raison que lesdites négociations commerciales achoppent à l’heure actuelle sur un certain nombre de points qui sont :

- concernant le volet agricole ou le volet agriculture, la définition de meilleures conditions d’accès sur les marchés des pays dits riches ou des pays dits développés pour les produits ou les productions agricoles provenant des pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) ;

- concernant toujours le volet agricole ou le volet agriculture, la question de la réduction sensible des subventions ou encore des prêts accordés par les pays dits riches / dits développés aux pays dits pauvres dans le cadre du développement de la production agricole et/ou agro-pastorale ;

- la prise en compte des préoccupations des pays en développement ou des pays du Sud par rapport à l’impact économique négatif qu’aura pour eux la mise en œuvre de certaines des nouvelles dispositions commerciales de l’Organisation Mondiale du Commerce ( OMC ) ;

- la question de la suppression ou de l’élimination des tarifs ( CF. barrières dites tarifaires ou barrières dites douanières ) et autres obstacles au commerce des produits manufacturés pour laquelle du reste les Pays en Voie de Développement ( PVD ) ou les pays du Sud en sont fortement opposés ;

- la question du respect des normes environnementales pour laquelle l’Union Européenne ( UE ) exige que des négociations aient lieu dans ce domaine, négociations commerciales par rapport auxquelles les Pays en Voie de Développement ( PVD ) ou les pays du Sud en sont toutefois fortement opposés du fait qu’ils craignent que les impératifs environnementaux constituent un obstacle à leurs exportations ;

- les conditions de la mise en application des nouvelles dispositions relatives aux politiques d’investissement dans les Pays en Voie de Développement ( PVD ) ou dans les pays du Sud, à la concurrence, à la transparence des marchés publics et à la facilitation du commerce qui pourraient toutes contribuer à ouvrir encore plus les marchés intérieurs à la concurrence des entreprises étrangères et par rapport auxquelles les Pays en Voie de Développement ( PVD ) ou les pays du Sud expriment à l’heure actuelle la crainte de voir une libéralisation dans ces domaines rendre les pouvoirs publics dans les Pays en Voie de Développement ( PVD ) ou dans les pays du Sud ici en question de moins en moins capables / aptes à protéger les intérêts économiques de leurs pays respectifs.

L’objectif de notre présente réflexion ne donne toutefois pas lieu ici de nous appesantir sur les raisons fondamentales qui donnent lieu de justifier aujourd’hui les difficultés ou les problèmes qui se posent aujourd’hui à l’entrée en vigueur effective des Accords de Partenariat Economique ( APE ).

L’objectif de notre présente réflexion apparaît donc pour nous :

- au regard des difficultés évidentes qui se posent aujourd’hui à l’application pleine et entière des Accords de Partenariat Economique ( APE ), de voir quelles sont les stratégies à mettre en œuvre pour que l’entrée en vigueur effective des Accords de Partenariat Economique ( APE ) dans les mois qui viennent se fasse sans grands dommages pour les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) en général et pour les pays africains en particulier, d’étudier les possibilités qu’il y aurait à faire en sorte que les conséquences néfastes pour les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) que pourrait entrainer la mise en application pleine et entière des Accords de Partenariat Economique ( APE ) dans les mois qui viennent soient pleinement minimisées ;

- de voir ce que la mise en œuvre prochaine des Accords de Partenariat Economique ( APE ), ce que l’entrée en vigueur effective des Accords de Partenariat Economique ( APE ), ce que la mise en application pleine et entière des Accords de Partenariat Economique ( APE ) aura non seulement comme effets entrainants sur le changement du dispositif opérationnel actuel régissant les relations économiques et financières entre l’Union Européenne ( UE ) et les pays ACP mais aussi sur le développement économique ou sur le progrès économique des Pays en Voie de Développement ( PVD ) en général et des pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) en particulier.

I. Entrée en vigueur prochaine des Accords de Partenariat Economique ( APE ) et nécessité de l’Harmonisation des procédures inhérentes à leur mise en œuvre

Au-delà de la problématique que pose à l’heure actuelle la mise en œuvre prochaine des Accords de Partenariat Economique (APE), au-delà des problèmes de fond posés et/ou des questions essentielles soulevées par la mise en œuvre prochaine des Accords de Partenariat Economique ( APE ), au-delà des difficultés évidentes qui se posent à l’heure actuelle à l’entrée en vigueur prochaine des Accords de Partenariat Economique (APE), il faudrait souligner que les Accords de Partenariat Economique ( APE ) souffrent en ce moment ou à l’heure actuelle de leur mise en application pleine et entière du fait soit de la mauvaise appréhension que les uns et les autres se font des Accords de Partenariat Economique ( APE ) soit de l’incompréhension qui caractérise le processus de mise en œuvre des Accords de Partenariat Economique ( APE ).

Une telles mauvaise appréhension que les uns et les autres ont des Accords de Partenariat Economique (APE), une telle incompréhension qui caractérise le processus de mise en œuvre des Accords de Partenariat Economique ( APE ), explique à notre humble avis en grande partie pourquoi la mise en œuvre actuelle des Accords de Partenariat Economique ( APE ) s’effectue sur fond de spéculations des prix, explique donc en grande partie et à notre humble avis pourquoi l’entrée en vigueur des Accords de Partenariat Economique ( APE ) s’accompagne de cette hausse généralisée des prix des produits de première nécessité ou de première consommation à laquelle l’on assiste à l’heure actuelle dans les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) en général et dans les pays de l’Afrique en particulier. A titre d’exemple notons, pour ce pays de l’Afrique de l’Ouest qu’est le Burkina Faso, qu’entre décembre 2007 et Janvier 2008 ( CF. Période de « pré-entrée » et d’entrée en vigueur des Accords de Partenariat Economique ), que le prix au consommateur du sac de riz de 50 KILOGRAMMES qui est l’aliment de base des Burkinabé a progressivement grimpé pour passer entre les deux ( 02 ) périodes précédemment indiquées de 11000 FCFA à 14000 FCFA de nos jours. Dans le même ordre d’idées, et pour ce qui concerne toujours les produits de première ( 1ère ) consommation ou de première ( 1ère ) nécessité au Burkina Faso, le prix au consommateur du bidon d’huile de vingt ( 20 ) litres a quant à lui progressivement grimpé pour passer entre décembre 2007 et Janvier 2008 de 12500 FCFA à 16250 FCFA.

Dès lors qu’il faudrait comprendre que la spéculation des prix à laquelle nous assistons à l’heure actuelle dans les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) en général et en Afrique en particulier est la conséquence immédiate soit de la mauvaise appréhension que les uns et les autres se font en ce moment des Accords de Partenariat Economique ( APE ) soit de la méconnaissance des procédures inhérentes à la mise en œuvre des Accords de Partenariat Economique ( APE ), il s’agit, au-delà de cette nécessité actuelle de mettre en œuvre une stratégie d’Information / Education / Communication ( IEC ) sur les Accords de Partenariat Economique ( APE ) que nous appelons du reste de tous nos vœux, de traduire l’urgence du moment d’harmoniser, si ce n’est de procéder à une harmonisation des procédures inhérentes aux conditions d’application ou de mise en œuvre des dispositions contenues dans les Accords de Partenariat Economique ( APE ).

Nous percevons dès lors en quoi et pourquoi le processus actuel de mise en œuvre des Accords de Partenariat Economique ( APE ) se devrait de s’inscrire dans la logique de l‘élaboration d’un code de procédures ou d’un schéma opérationnel à l’image de celui élaboré dans le cadre de l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique et qui a donné pour les besoins de sa mise en œuvre naissance à un cadre institutionnel dénommé « Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires ( OHADA ) ».

Notons ou relevons ici que l’Harmonisation des législations en matière de Droit des Affaires et Comptable ainsi régie par la création de l’OHADA constitue l’un des volets des politiques communes mises en œuvre entre autres par l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine ( UEMOA ) en partenariat avec certaines de ses organisations sœurs d’Afrique comme la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale ( CEMAC ).

Puisqu’il s’agit à présent de résoudre les problèmes posés ou les questions soulevées à l’heure actuelle par les Accords de Partenariat Economique ( APE ) à travers l’Harmonisation des procédures inhérentes à leur mise en œuvre, nous percevons dans ces conditions en quoi et pourquoi doivent figurer en bonne place d’une telle harmonisation des procédures la recherche d’un consensus entre l’Union Européenne ( UE ) et les autres Organisation Intergouvernementales ( OIG ) à l’image des Nations Unies, consensus ainsi relatif aux conditions de mise en application ou de mise en œuvre de ce volet des Accords de Partenariat Economique ( APE ) touchant notamment à l’emploi des normes sanitaires et phytosanitaires notamment dans le commerce international des produits alimentaires.

A préciser pour ce qui concerne ce volet Harmonisation des procédures que la campagne menée par l’Union Européenne ( UE ) afin d’harmoniser les normes internationales depuis les droits de propriété intellectuelle jusqu’aux normes en matière d’environnement pose à l’heure actuelle un problème considérable à l’Organisation Mondiale du Commerce ( OMC ) en ce sens que les propositions faites par l’Europe ajoutent au programme de l’Organisation Mondiale du Commerce ( OMC ) des règlementations qui pourraient être contraignantes pour un grand nombre de pays pauvres. L’on retiendra en dernière analyse pour ce qui concerne ce volet Harmonisation des procédures dont le maître d’œuvre est l’Union Européenne ( UE ) que ce programme implicite d’harmonisation des normes qui vise à hisser les normes des pays en développement ou des pays du Sud au niveau des pays dits développés ou des pays dits riches présente le risque de renforcer encore les barrières règlementaires qu’imposent les pays développés ou les pays dits riches aux Pays en Voie de Développement ( PVD ) ou aux pays du Sud.

Puisque par ailleurs l’harmonisation des procédures ainsi aujourd’hui rendue nécessaire par les problèmes posés ou les questions soulevées par la mise en application des Accords de Partenariat Economique ( APE ) traduit l’urgence qu’il y a pour les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) en général et pour les pays africains en particulier de définir des stratégies communes à même non seulement de leur permettre de développer les échanges entre eux mais aussi de leur permettre de faire face à l’effet concurrentiel suscité par la mise en œuvre prochaine des Accords de Partenariat Economique ( APE ), nous comprenons dans ces conditions en quoi et pourquoi un tel développement des échanges entre pays ACP en général et entre pays africains en particulier signifie à titre d’exemple pour l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine ( UEMOA ) qu’elle devrait à présent créer des conditions amplement favorables à la réalisation pleine et entière de son marché commun, réalisation pleine et entière du marché commun de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine ( UEMOA ) à partir d’une Union douanière qui rendra effectif le désarmement tarifaire intégral dans les échanges commerciaux intra-communautaires et au regard de laquelle :

- les produits du cru et de l’artisanat circuleront en franchise totale de droits de douane ;
- les produits industriels agrées par l’Union circuleront sans payer de droits de douane ;
- les produits importés de pays autres que ceux de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) seront taxés à l’entrée du territoire douanier de l’Union sur la base de quatre ( 04 ) catégories avec des taux variant de 0 à 22%.

Une telle uniformisation de la procédure de prélèvement des droits de douane et autres taxes sur les produits non africains à leur entrée sur le territoire de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) devrait permettre aux pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine ( UEMOA ) de faire face à ou d’avoir une meilleure maitrise de la hausse généralisée des prix des produits de première consommation ou de première nécessité à laquelle l’on assiste à l’heure actuelle, puisqu’il s’agit à travers une telle uniformisation pour les pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine ( UEMOA ) importateurs de produits alimentaires de « transmettre le changement total ou radical du moment des prix mondiaux à leurs propres marchés nationaux », puisque par ailleurs à travers une telle harmonisation il s’agit pour les pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) d’encourager leurs propres producteurs et consommateurs à ajuster leurs prix aux nouvelles conditions du marché.

Une telle nécessité actuelle pour les Etats membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine ( UEMOA ) de définir une stratégie commune à même de leur permettre de parvenir à une meilleure maitrise de la hausse généralisée des prix des produits alimentaires à laquelle nous assistons à l’heure actuelle s’inscrit du reste en droite ligne de l’option de sécurisation des échanges commerciaux préconisée par l’accord agricole issu des négociations d’Uruguay ( CF. Cycle d’Uruguay instauré dans le cadre de l’Accord Général sur les Tarifs et le Commerce – GATT – et dont le point final des négociations s’est tenu au Maroc au début de l’année 1995 ), sécurisation des échanges commerciaux préconisée par le volet agricole des négociations commerciales d’Uruguay connues sous l’appellation de « Cycle d’Uruguay » au regard de laquelle les prix des produits agricoles devraient être limités à l’avenir, c’est-à-dire que la fixation du prix de revient ou de vente des produits alimentaires devrait être dorénavant soumis à un système de plafonnement.

Dans le même ordre d’idées, notons ou relevons que pour permettre aux pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine ( UEMOA ) de faire face à l’effet concurrentiel suscité par la mise en œuvre ou par l’entrée en vigueur des Accords de Partenariat Economique ( APE ), il se présente comme relevant de l’urgence que l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine ( UEMOA ) s’évertue à présent non seulement à la définition d’une politique commune mais aussi à la mise en œuvre pleine et entière de ses programmes dits de première ( 1ère ) génération – CF. POLITIQUES SECTORIELLES DE L’UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST-AFRICAINE ( UEMOA ) – ainsi élaborés et touchant à l’aménagement du territoire communautaire ( infrastructures routières, transports, télécommunications…), au développement industriel, au développement rural, à l’artisanat, à l’environnement, à l’enseignement supérieur, à la formation professionnelle…

II. Ce que l’environnement commercial international changeant, ce que l’entrée en vigueur prochaine des Accords de Partenariat Economique ( APE ) implique comme changements ou comme innovations dans le domaine des politiques agricoles jusque là pratiquées dans les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP )

Concernant le volet agricole, retenons ou rappelons que certains pays en développement ou pays du Sud ont exprimé l’inquiétude que les restrictions que les Accords de Partenariat Economique ( APE ) imposent sur l’éventail des moyens d’action dont ils disposent pour poursuivre leurs objectifs en matière de politique agricole ne leur rende plus difficile de réaliser leur croissance agricole et leurs objectifs en matière de sécurité alimentaire.

Considérant toutefois que les Accords de Partenariat Economique ( APE ) n’imposent pas de restrictions à l’emploi de mesures d’investissements publics à des fins de développement agricole et rural. Considérant donc que les investissements et les subventions en amont, mesures qui sont toutes deux ( 02 ) fréquemment utilisées dans les pays en développement ou dans les pays du Sud pour encourager une hausse de la production, continuent à être autorisés dans lesdits Pays en Voie de Développement ( PVD ) ou pays du Sud avec et malgré la mise en œuvre prochaine des Accords de Partenariat Economique ( APE ). Il va sans dire dans ces conditions que l’enjeu d’une telle poursuite dans les Pays en Voie de Développement ( PBD ) ou dans les pays du Sud des investissements publics à de fins de développement agricole et rural devrait résider dans l’élaboration ou dans la mise en œuvre en faveur des Pays en Voire de Développement ( PVD ) ou des pays du Sud ici en question de nouvelles politiques ainsi que de nouveaux instruments de développement agricole sensés pouvoir répondre aux exigences de l’heure ou du moment.

Dès lors qu’il s’agit à présent d’initier des approches nouvelles et/ou innovatrices en ce qui concerne la production agricole / agro-pastorale dans les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ), nous comprenons dans ces conditions en quoi et pourquoi pour l’Afrique de telles approches nouvelles et/ou innovatrices devraient tendre à permettre au continent d’assurer sa sécurité alimentaire, à l’image donc de l’Asie où l’action de l’Agence Internationale de Développement ( AID ) a permis et permet aujourd’hui au continent asiatique d’assurer sa sécurité alimentaire.

Dès lors par ailleurs que le développement d’approches nouvelles et/ou innovatrices inhérentes à la production agricole / agro-pastorale dans les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) devrait viser la sécurisation de la production dans lesdits pays ACP ou encore la création de conditions favorables à l’émergence d’une agriculture dite de marché sur l’ensemble de la zone Afrique, Caraïbe, Pacifique ( CF. la zone ACP ), nous percevons en dernière analyse en quoi et pourquoi devrait à présent être accélérée la mise en place des réseaux de sciences biologiques, mise en place des réseaux de sciences biologiques dans le cadre du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique ( NEPAD ) dont la situation au début de l’année 2006 se présentait ainsi qu’il suit : « Quatre ( 04 ) centres de recherches ont été établis à travers l’Afrique pour promouvoir l’application des sciences biologiques à l’agriculture, la santé, l’environnement, les industries extractives…La création de ces centres – opérant à partir d’instituts de recherches en Afrique du Sud, en Egypte, au Kenya et au Sénégal – a été promue par l’African Biosciences Initiative, un projet du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique ( NEPAD ). Le réseau pour l’Afrique australe dépendra du Conseil pour la recherche scientifique et industrielle en Afrique du Sud. En collaboration avec d’autres instituts de recherches de la région, il se concentrera sur la recherche dans les domaines de la santé humaine et animale et de l’élevage, des biotechnologies végétales et de la régénération de l’environnement.

L’international Livestock Research Institute basé à Nairobi au Kenya travaillera avec des chercheurs répartis à travers l’Afrique de l’Est et l’Afrique centrale pour améliorer divers types de culture, vaccins et tests de diagnostic. L’Institut sénégalais de recherche agricole dirigera les travaux sur la recherche agricole dans l’ensemble des pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ( CEDEAO ). Le Centre National de Recherche égyptien collaborera avec des instituts de recherche basés en Algérie, en Lybie, au Tchad et en Tunisie » ( CF. Le Bulletin du département de l’information des Nations Unies ‘AFRIQUE RELANCE’ en sa livraison du mois de Janvier 2006 ).

III. Mise en œuvre des Accords de Partenariat Economique ( APE ) comme alternative à la résolution des problèmes de populations auxquels le monde en général et les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) en particulier sont actuellement confrontés

III.1. Les Accords de Partenariat Economique ( APE ) et la question du « Dumping »

Au nombre des points qui font l’objet de controverses, d’opposition donc entre l’Organisation Mondiale du Commerce ( OMC ), l’Union Européenne ( UE ) d’une part et les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) d’autre part il y a certes l’ouverture des marchés des pays ACP aux produits dits non agricoles ( CF. les produits dits industriels ), il y a beaucoup plus encore les conditions de mise en œuvre ou d’application de la loi sur « le Dumping » qui permettra dorénavant aux pays dits riches ou dits développés de vendre à l’étranger en général et aux pays ACP en particulier des produits subventionnés en dessous de leurs coûts de production.

S’il est vrai que l’application en l’état de la loi sur « le Dumping » contribuera à fragiliser davantage les économies des pays ACP, il reste et il importe ici de préciser qu’en prônant « le Dumping » les pays dits riches en général et l’Union Européenne ( UE ) en particulier s’inscrivent dans la logique de la mise en relief ou de la mise en exergue de ce concept dit d’Economie de marché qui constitue aujourd’hui la base de leur orientation économique ou de leur système économique, s’inscrivent pour ainsi dire dans cette logique que l’économie de marché ( CF. économie dite de grande échelle ou de grande taille ) peut pratiquer la spécialisation sous toutes ses formes.

Si les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) s’opposent en ce moment à l’entrée en vigueur de la loi sur « le Dumping » en raison du fait qu’elle contribuera à fragiliser davantage leurs économies, l’on retiendra dans ces conditions qu’une telle opposition des pays ACP se fonde sur le fait que quand bien même la pratique du « Dumping » apparaît autorisée dans le contexte d’une économie de marché où l’on peut pratiquer la spécialisation sous toutes sortes de formes il reste toutefois qu’une telle spécialisation sous toutes sortes de formes apparaît interdite dans le cas d’une économie fermée ou de petite taille qui caractérise la situation économique du moment de la plupart des pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ).

Restons toutefois dans cette logique qu’à travers « le Dumping » les pays dits riches en général et l’Union Européenne ( UE ) en particulier voudraient instaurer une forme de société dite de consommation dans les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ). Restons encore dans cette logique qu’à travers « le Dumping » les pays dits riches en général et l’Union Européenne ( UE ) en particulier souhaiteraient rendre accessibles aux populations des pays ACP cette nourriture ou ces produits alimentaires dont ils manquent le plus souvent. Restons en dernière analyse dans cette logique qu’à travers « le Dumping » les pays dits riches ou développés entendent ainsi s‘investir davantage dans la lutte contre la faim, la malnutrition ou encore la sous-alimentation dans les pays du Sud / dans les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ).

Dès lors que la pratique du « Dumping » pourrait se présenter comme étant une alternative à la faim, la malnutrition ou encore la sous-alimentation dans les pays du Sud / dans les pays ACP, retenons à ce sujet que « Le spectre de la faim continue à hanter sans cesse des millions d’êtres humains. Bien que les agriculteurs du monde produisent une plus grande quantité de denrées alimentaires, ils n’en ont pas produit suffisamment pour corriger la sous-alimentation grave qui sévit depuis longtemps dans beaucoup de pays. Depuis la fin de la deuxième ( 2ème ) guerre mondiale, la production alimentaire a augmenté à peu près aussi rapidement que la population mondiale, mais elle s’est accrue plus rapidement dans les pays plus riches et mieux nourris, alors que les pays pauvres étaient de plus en plus distancés.
Les deux tiers ( 2/3 ) d’habitants du monde vivent dans des pays où le régime alimentaire moyen national est insuffisant du point de vue des impératifs de la nutrition.
Les régions à régime alimentaire insuffisant ont généralement des taux élevés d’accroissement démographique, atteignant 2,1% par an comparés à 1,3% par an approximativement dans des régions où le régime alimentaire est jugé suffisant. L’écart entre la quantité de produits alimentaires disponibles par habitant dans les pays riches et les pays pauvres s’est élargi plutôt que rétréci ces dernières années ».

III.2. « Dumping » et prise en compte des questions ou des problèmes de population dans les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) par les Accords de Partenariat Economique ( APE )

En prônant « le Dumping » comme moyen de parvenir à la lutte contre la faim, la malnutrition ou encore la sous-alimentation dans les pays ACP, les pays dits riches ou dits développés en général et les pays de l’Union Européenne ( UE ) en particulier donnent lieu à présent de faire de la question de l’accroissement démographique dans les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) l’une de leurs préoccupations majeures de l’heure ou du moment.

En prônant le « Dumping » comme moyen de parvenir à l’éradication de la faim, la malnutrition ou encore la sous-alimentation dans les pays ACP, les pays dits riches ou dits développés se donnent outre mesure de croire que la lutte contre la pauvreté à travers ses composantes que sont le chômage, le non-emploi ou encore le sous-emploi se présente aujourd’hui comme étant l’un des secteurs prioritaires de développement dans les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) en général et en Afrique en particulier.

III.2.1. Dès lors qu’au regard des objectifs visés à travers « le Dumping » les pays dits riches ou dits développés et les pays du Sud ou les pays ACP semblent bien s’accorder sur le principe que la lutte contre le chômage, le non emploi et le sous-emploi se devrait à présent de constituer l’un des secteurs prioritaires de développement dans les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) en général et en Afrique en particulier, nous percevons dans ces conditions entre autres à quels usages ou à quels buts devrait être destiné le fonds de compensation qu’envisage mettre l’Union Européenne ( UE ) au profit des pays ACP, et ce une fois que les Accords de Partenariat Economique ( APE ) entreront pleinement en vigueur.

Dans un contexte donc où avec la mise en œuvre prochaine des Accords de Partenariat Economique ( APE ) des perspectives heureuses semblent bien se dégager pour les pays ACP en général et pour les pays africains en particulier en matière de lutte contre le chômage, le non emploi ou encore le sous-emploi, il devrait s’agir dans ces conditions pour les pays ACP en général et les pays africains en particulier de prendre des mesures permettant d’améliorer leur situation dans les domaines sus-cités, et ce tout en formulant des solutions qui tiennent compte des contraintes imposées par l’absence de conditions favorables ou nécessaires au progrès économique, telles que la présence de Chefs d’entreprises industriels et commerciales possédant la compétence et l’expérience requises, ainsi qu’une épargne adéquate et les marchés voulus.

III.2.2. Avec ce qui semble relever bien à présent d’un consensus obtenu entre les pays dits riches ou dits développés et les pays du Sud ou pays ACP par rapport au fait que la lutte contre la pauvreté à travers ses composantes que sont la lutte contre le chômage, le non-emploi ou encore le sous-emploi dans les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) se devrait de s’inscrire dans la logique des mesures d’accompagnement à prendre dans le cadre de l’entrée en vigueur prochaine des Accords de Partenariat Economique ( APE ), il nous apparaît dans ces conditions non dénué de tout fondement pour nous de croire que les pays dits riches ou dits développés accorderont dorénavant une attention toute particulière aux problèmes posés ou aux questions soulevées à l’heure actuelle par le phénomène de l’immigration dite clandestine.

En cela nos attentes de l’heure ou du moment sont de voir les pays dits riches ou dits développés définir une nouvelle stratégie de lutte contre l’immigration dite clandestine autre donc que la répression tout azimut dans laquelle une telle lutte s’opère à l’heure actuelle.

En cela encore nos attentes de l’heure ou du moment sont de voir les pays dits riches ou dits développés considérer dorénavant les migrations de la main d’œuvre comme faisant partie des dispositions légales arrêtées ou reconnues par la Communauté internationale en matière de lutte contre la pauvreté vue sous ses composantes que sont le chômage, le non-emploi ou encore le sous-emploi.

En cela finalement nos attentes de l’heure ou du moment sont de voir les pays dits riches ou dits développés dorénavant formaliser les migrations dites de la main d’œuvre, sont donc de voir les pays dits riches ou dits développés dorénavant inscrire dans son cadre légal et/ou dans son contexte légal les migrations dites de la main d’œuvre.

Nous avons du reste une problématique des migrations dites de la main d’œuvre qui se pose ainsi qu’il suit :

« Dans les pays de l’Europe méridionale et en Afrique, le problème du chômage et du sous-emploi est limité grâce au système des migrations de la main d’œuvre. En Afrique, les exigences saisonnières de l’agriculture commercialisée ou commerciale et de l’industrie dans les secteurs du marché sont ou bien complémentaires des besoins saisonniers de l’agriculture de subsistance, ou bien satisfaites par d’autres membres de la famille lorsque le principal soutien de la famille est parti travailler au loin pendant un certain temps…En Europe, il s’agira de savoir si les travailleurs migrants estimés aujourd’hui à plus de trois ( 03 ) millions d’âmes obtiendront finalement droit de domicile dans les pays d’accueil, ou si, à défaut, le répit accordé par ce système aux pays d’origine leur donnera le temps d’atteindre un taux de croissance économique suffisamment rapide pour que leur économie puisse absorber la totalité de la population active ».

IV. Problématique de la résolution des problèmes ou des questions de population avec la mise en œuvre des Accords de Partenariat Economique ( APE ) et Relance du débat sur ou autour de la nécessité actuelle d’accroître l’Aide Publique au Développement ( APD )

Au centre des exigences actuellement faites par les pays membres de l’Union Européenne ( UE ) de voir les normes dites sanitaires et phytosanitaires être pleinement appliquées dans le commerce des produits alimentaires entre l’Union Européenne ( UE ) et les pays ACP, et avec la mise en œuvre prochaine des Accords de Partenariat Economique ( APE ), se trouve la volonté de l’Union Européenne ( UE ) de voir les pays ACP être dorénavant pleinement imprégnés des concepts dits modernes de production.

Au centre du commerce équitable actuellement prôné par les pays dits riches ou dits développés se trouve cette volonté de voir les pays du Sud ou les Pays en Voie de Développement (PVD) adopter un système économique de même qu’un système de production orienté vers la promotion de l’économie de marché, cette économie de marché qui caractérise du reste aujourd’hui l’orientation de la politique économique des pays dits riches ou dits développés. Une économie de marché au regard de laquelle la main d’œuvre peut se spécialiser dans des tâches plus nettement définies. Une économie de marché au regard de laquelle le secteur commercial peut comprendre des entreprises qui se spécialisent dans l’encaissement des revenus du pétrole, dans la réparation des vieilles machines, dans l’impression des calendriers, dans la publicité affectée au matériel industriel, etc. Une économie de marché au regard de laquelle finalement le réseau de transport peut être suffisamment important pour englober des formes spécialisées innombrables de transport, depuis les oléoducs, jusqu’aux divers types de containers pour produits chimiques, etc.

Dès lors qu’à travers une telle orientation donnée par les pays dits riches ou dits développés à la mise en œuvre prochaine des Accords de Partenariat Economique ( APE ) lesdits pays dits développés ou dits riches s’inscrivent à présent dans la promotion d’un véritable développement en faveur des pays du Sud ou des pays dits pauvres , nous voyons dans ces conditions en quoi et pourquoi une telle orientation donnée à la mise en œuvre prochaine des Accords de Partenariat Economique (APE) signifie plus d’engagements financiers de la part des pays dits riches ou dits développés en faveur des pays du Sud ou des pays dits pauvres, nous .voyons donc dans ces conditions en quoi et pourquoi une telle orientation donnée ou attribuée à la mise en œuvre des Accords de Partenariat Economique (APE) signifie la reconnaissance par les pays dits riches ou dits développés que l’Aide Publique au Développement (APD) telle qu’elle a été jusque là appréhendée n’a pas constitué une voie ou une source de développement pour les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ), pour les Pays en Voie de Développement (PVD) donc.

- L’Aide Publique au Développement ( APD ) ne semble pas avoir jusque là été une source de développement économique ou de progrès économique des Pays en Voie de Développement ( PVD ) ou des pays du Sud. En effet l’Aide Publique au Développement ( APD ) n’a pas engendré dans les Pays en Voie de Développement ( PVD ) ou dans les pays du Sud le développement auquel l’on pouvait s’attendre ou auquel l’on s’attendait. Dans certaines situations, l’Aide Publique au Développement ( APD ) n’a pas engendré du tout le développement dans les pays dits pauvres ou dits en développement : certains pays d’Afrique en effet se retrouvent aujourd’hui plus pauvres que dans les années 60.

- L’Aide Publique au Développement ( APD ) est jugée insuffisante. La contribution de l’ensemble des pays de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economique – OCDE - n’a été que de 0,35% en 1981 ( en 1972, l’Aide Publique au Développement de ces pays était inférieure à la perte des ressources enregistrées par les Etats du TIERS-MONDE, perte de ressources ainsi consécutive à la détérioration des termes de l’échange depuis les années 50 ).

- Les 1% du Produit National Brut ( PNB ) préconisés par la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement ( CNUCED ) en 1968 sont loin d’être aujourd’hui atteints par les pays dits développés ou les pays dits riches, notamment par les Etats-Unis d’Amérique ( USA ) et le Japon, quand bien même il faudrait noter ou relever ici les efforts entrepris ces dernières années par les pays scandinaves ( Norvège, Suède, Danemark…) pour accroître leur Aide Publique au Développement ( APD ) en direction des Pays en Voie de Développement ( PVD ) ou des pays du Sud.

V. Et si les Accords de Partenariat Economique ( APE ), au regard tant des mauvaises appréhensions que des espoirs que leur mise en œuvre suscite à l’heure actuelle, se présentent finalement comme étant plutôt un instrument au service du développement ou du progrès économique des pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) ?

La mise en œuvre prochaine des Accords de Partenariat Economique ( APE ) donnant lieu de susciter à l’heure actuelle quelques mauvaises appréhensions, quelques inquiétudes chez les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) en général et chez les pays africains en particulier, notons ou relevons dans ces conditions que de telles inquiétudes ou de telles mauvaises appréhensions se fondent pour certains Pays en Voie de Développement ( PVD ) ou pour certains pays du Sud sur le fait que de leur point de vue une libéralisation du commerce contribuera non seulement à accentuer les disparités économiques entre pays dits riches et pays dits pauvres mais aussi à annihiler ou à remettre en cause les performances, si ce ne sont les progrès économiques réalisés par certains pays ACP ces dernières années. De telles inquiétudes ainsi formulées par les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) en général et par les pays africains en particulier par rapport à la mise en œuvre prochaine des Accords de Partenariat Economique ( APE ) se retrouvent bien du reste dans celles exprimées à ce sujet par le Ministre du Commerce de la République du NIGERIA : M. Aliyu Modibo UMAR qui pense ainsi que dans la mesure où trente ( 30 ) années de libre accès non réciproque aux marchés de l’Union Européenne ( UE ) n’ont pas permis d’améliorer la situation économique des pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF . les pays ACP ) il n’est guère évident dans ces conditions qu’un accord / qu’un arrangement commercial connu sous le nom d’Accords de Partenariat Economique ( APE ) conduise à améliorer la situation économique précaire du moment des pays ACP ici en question.

Considérons toutefois ici qu’au-delà du fait que leur mise en œuvre prochaine suscite inquiétudes pour les uns et espoirs pour les autres au sein des pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ), les Accords de Partenariat Economique ( APE ) se présentent plutôt comme étant un instrument au service du développement ou de la promotion économique des pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ).

Considérons toutefois encore ici qu’au-delà du fait que leur mise en œuvre prochaine suscite à l’heure actuelle inquiétudes pour les uns et espoirs pour les autres au sein des pays ACP, la mise en œuvre des Accords de Partenariat Economique ( APE ) contribuera plutôt à encourager le développement économique, la création d’emplois, la création de richesses pour les populations et, en fin de compte la réduction de la pauvreté : comme il s’agit là d’attentes exprimées sur le fond de la mise en œuvre prochaine des Accords de Partenariat Economique ( APE ) par M. Obert MPOFU, Ministre du Commerce de la République du Zimbabwe.

Pour comprendre en quoi et pourquoi la mise en œuvre prochaine des Accords de Partenariat Economique ( APE ) contribuera à stimuler ou à encourager le développement économique des pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ), il importe de noter ou de relever dans un premier temps qu’il y a une signature courant décembre 2007 par la République de Côte d’Ivoire ( RCI ) et le Ghana d’accords dits intérimaires de Partenariat économique avec l’Union Européenne ( UE ) qui a participé du souci qu’ont eu ces deux ( 02 ) pays de l’Afrique de l’Ouest de bénéficier d’une faveur faite dans le cadre de la mise en œuvre des Accords de Partenariat Economique ( APE ) à un certain nombre de pays ACP qui n’ont pas été classifiés ou classés parmi les Pays les Moins Avancés ( PMA ) en raison soit de la fragilité de leur économie soit de la situation économique difficile que lesdits pays traversent en ce moment ou encore du fait que le maintien de l’équilibre des finances publiques dans les pays ici en question est fortement tributaire / dépendante des recettes d’exportation annuellement mobilisées et/ou enregistrées.

Dès lors qu’il y a une signature courant décembre 2007 entre l’Union Européenne ( UE ) et en l’occurrence ici la République de Côte d’Ivoire ( RCI ) d’un accord dit intérimaire de partenariat économique qui a permis à ce pays d’Afrique de l’Ouest d’empêcher que le Cacao dont il est le premier ( 1er ) producteur du monde soit taxé à 6% dès son entrée sur le territoire de l’Union Européenne ( UE ) à partir du 1er Janvier 2008, dès lors encore que la signature courant décembre 2007 d’un accord dit intérimaire entre l’Union Européenne ( UE ) et la République de Côte d’Ivoire ( RCI ) a résolu cette menace qui pesait tantôt sur la République de Côte d’Ivoire ( RCI ) de voir ses recettes d’exportation enregistrées un manque à gagner de quelques deux cent ( 200 ) milliards de FCFA par an, nous comprenons dans ces conditions que les Accords de Partenariat Economique ( APE ) se pré sentent comme étant un instrument au service du développement économique ou de la promotion économique des pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) pour la raison que leur mise en œuvre semble bien s’être inscrite dans le souci majeur de protéger entre autres filières celle du Cacao qui est source de création d’emplois et de richesses pour les populations africaines.

Pour comprendre en outre en quoi et pourquoi la mise en œuvre prochaine des Accords de Partenariat Economique (APE) contribuera à stimuler ou à encourager le développement économique des pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (CF. les pays ACP), il importe de noter ou de relever dans un second temps que le processus de mise en œuvre des Accords de Partenariat Economique (APE) prend pleinement en compte cette possibilité qu’aura désormais la Chine et l’Inde, où vivent près de la moitié des pauvres absolus du monde, d’augmenter considérablement leur part des marchés mondiaux pour ce qui est de l’habillement et d’autres produits manufacturés d’exportation qui font du reste appel à une main d’œuvre abondante.

Dès lors que la mise en œuvre prochaine des Accords de Partenariat Economique ( APE ) devrait contribuer à une augmentation considérable de la part des marchés mondiaux de ces deux ( 02 ) pays de l’Asie que sont la Chine et l’Inde concernant l’habillement ainsi que d’autres produits manufacturés, il apparaît dans ces conditions que les Accords de Partenariat Economique ( APE ) se présentent comme étant un instrument au service du développement économique ou de la promotion économique des pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) pour la raison que leur mise en œuvre semble bien s’être inscrite non seulement dans le souci majeur de contribuer à une réduction absolue de la pauvreté en Chine et en Inde par le biais de la création d’emplois et de richesses pour les populations de ces deux ( 02 ) pays mais aussi dans l’esprit de faire en sorte que les gains financiers substantiels qu’engrangeront la Chine et l’Inde par le biais de leurs échanges commerciaux puissent soutenir le processus de développement et partant la réduction de la pauvreté dans les Pays en Voie de Développement ( PVD ) ou dans les pays du Sud.

Et si les Accords de Partenariat Economique ( APE ) se présentent donc finalement comme étant plutôt un instrument au service du développement ou du progrès économique des pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) ?

Dès lors que le processus actuel de mise en œuvre des Accords de Partenariat Economique ( APE ) prend pleinement en compte la nécessité de protéger certaines filières commerciales dont la survivance apparaît du reste comme étant capitale pour le progrès économique ou pour le développement économique de certains pays d’Afrique comme la République de Côte d’Ivoire ( RCI ) ou encore comme le Ghana, dès lors en outre que le processus actuel de mise en œuvre des Accords de Partenariat Economique ( APE ) prend en compte la nécessité de promouvoir, à l’image de l’habillement et des autres produits manufacturés d’exportations, d’autres activités économiques qui sont sources d’apport d’une masse monétaire conséquente à des pays issus du continent asiatique comme la Chine et l’Inde, il apparaît dans ces conditions que notre conviction du moment par rapport à laquelle les Accords de Partenariat Economique ( APE ) se présentent finalement comme étant un instrument au service du développement ou du progrès économique des pays ACP se retrouve dans le fait que les Accords de Partenariat Economique ( APE ) dans leur configuration actuelle , en l’état actuel de leur mise en œuvre, semblent bien avoir développé une approche de lutte contre la pauvreté dans les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( CF. les pays ACP ) qui tient compte non seulement de l’inégale répartition de la richesse ou du niveau de développement dans les pays du Sud / dans les Pays en Voie de Développement ( PVD ) mais aussi de l’inégale répartition de la pauvreté à l’intérieur des Pays en Voie de Développement ( PVD ) et à tous les niveaux de la société dans les pays du Sud.

Une approche de lutte contre la pauvreté se retrouvant dans le processus d’élaboration ou de mise en œuvre des Accords de Partenariat Economique ( APE ), et ainsi basée à la fois sur la prise en compte de l’inégale répartition de la richesse ainsi que de la pauvreté dans les pays du Sud ou dans les Pays en Voie de Développement ( PVD ), semblent bien s’inscrire en droite ligne des raisons profondes ou des motivations profondes qui ont conduit la Banque Mondiale à opérer à partir de 1990 une classification des pays du Sud ou des Pays en Voie de Développement ( PVD ) sur la base du Produit National Brut ( PNB ).

De cette classification des pays du Sud ou des Pays en Voie de Développement ( PVD ) opérée à partir de 1990 par la Banque Mondiale sur la base du revenu par habitant, retenons que les Pays en Voie de Développement ou les pays du Sud ont été classés en deux ( 02 ) grands groupes, selon deux ( 02 ) principaux niveau de développement.

PREMIER GROUPE OU PREMIER NIVEAU DE DEVELOPPEMENT. Les Etats à faible revenu, encore connus sous l’appellation Pays les Moins Avancés ( PMA ), qui regroupent la Chine , l’Inde ainsi qu’une partie de l’Afrique, et possédant la moitié de la population mondiale vivant sur le quart ( ¼ ) de la superficie du globe avec un Produit National Brut ( PNB ) par habitant estimé à 350 dollars US.

DEUXIEME GROUPE OU DEUXIEME NIVEAU DE DEVELOPPEMENT. Les Etats à revenus intermédiaires qui regroupent :

- d’une part une tranche dite inférieure (Côte d’Ivoire, Thaïlande, Philippines, Indonésie, Colombie…) avec un Produit National Brut – PNB – par habitant estimé dans les années 1990 à 1350 dollars US ;

- d’autre part une tranche dite supérieure (Brésil, Mexique, Corée du Sud, Afrique du Sud…) avec un Produit National Brut – PNB – par habitant estimé dans les années 1990 à 3400 dollars US, tranche dite supérieure dans lesquelles se retrouvent du reste les Nouveaux Pays Industrialisés ( NPI )./.


Valéry Aristide THIOMBIANO
Observateur / Facilitateur international - Expert indépendant
01 BP 3524 OUAGADOUGOU 01 (BURKINA FASO)
Tél. : 00226 / 50350339
E-mail : valeryaristide@yahoo.fr / valeyaris@yahoo.fr




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:: Les commentaires des internautes

Merci frère
Posté par Biz le 06.03.2008
Merci frère, ton combat est noble. Dieu est pour nous.


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